﴿Nul ne parlera, sauf celui à qui le Tout Miséricordieux l’aura permis et qui dira ce qui est juste﴾ : ni les anges ni aucune autre créature ne parleront, comme le Très-Haut l’a dit : ﴿Les voix s’abaisseront devant le Tout Miséricordieux et tu n’entendras plus qu’un murmure﴾ [Tā-Hā : 108]. ﴿Sauf celui à qui le Tout Miséricordieux l’aura permis﴾ de parler : celui-ci parlera de la manière qui lui aura été permise. ﴿Et qui dira ce qui est juste﴾, c’est-à-dire des paroles justes, conformes à ce qu’Allah — glorifié et exalté soit-Il — agrée. Cela se fera notamment par l’intercession : lorsqu’Allah permettra à quelqu’un d’intercéder, celui-ci intercédera dans les limites de ce qui lui aura été permis.
﴿Ce jour-là est la vérité﴾ : ce jour dont Nous vous avons informés est le jour véritable. La vérité est l’opposé du faux : ce jour est une réalité certaine, au cours de laquelle la vérité et la justice seront établies, le jour où ni les biens ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf pour celui qui viendra à Allah avec un cœur sain.
﴿Que celui qui le veut prenne donc un chemin de retour vers son Seigneur﴾, c’est-à-dire : que celui qui le veut accomplisse une œuvre par laquelle il retournera à Allah. Cette œuvre est l’œuvre pieuse conforme à ce qu’Allah — Très-Haut — agrée. Sa parole : ﴿Que celui qui le veut prenne donc un chemin de retour vers son Seigneur﴾ est toutefois conditionnée par cet autre verset où le Très-Haut dit : ﴿Pour celui d’entre vous qui veut suivre la voie droite. Mais vous ne le voudrez que si Allah, le Seigneur des mondes, le veut﴾ [L’Obscurcissement : 28, 29]. Cela signifie que nous disposons d’un choix quant à la voie que nous empruntons et que personne ne nous contraint à quoi que ce soit. Néanmoins, notre choix, notre volonté et notre vouloir dépendent de la volonté d’Allah : ﴿Mais vous ne le voudrez que si Allah le veut.﴾ Allah l’a expliqué dans Son Livre afin que l’homme ne se repose pas sur lui-même ni sur sa propre volonté, mais sache que celle-ci est liée à la volonté d’Allah. Il se réfugiera ainsi auprès d’Allah pour Lui demander de le guider vers ce qu’Il aime et agrée. Que l’homme ne dise donc pas : « Je suis libre ; je veux ce que je désire et j’agis à ma guise. » Nous lui répondons : « Il en est bien ainsi, mais tu demeures soumis à la volonté d’Allah — à Lui la puissance et la majesté. »
﴿Nous vous avons certes avertis d’un châtiment proche﴾, c’est-à-dire que Nous vous avons mis en garde contre un châtiment proche : le Jour de la Résurrection. Celui-ci est proche, même si ce monde devait subsister des millions d’années : ﴿Le jour où ils la verront, il leur semblera n’être restés qu’un soir ou un matin﴾ [Ceux qui arrachent : 46]. Ce châtiment contre lequel Allah nous a mis en garde est donc proche : seule la mort en sépare l’homme. Or l’homme ignore quand il mourra : peut-être