la peur et la nourriture qui les préserve de la faim.
Si quelqu’un demande : « Quel est le devoir des Quraysh envers ce bienfait ? Et quel est aujourd’hui le devoir de ceux qui résident à La Mecque, qu’ils soient des Quraysh ou non ? »
Nous répondons : leur devoir est de remercier Allah — Très-Haut — en Lui obéissant, en se conformant à Ses commandements et en délaissant Ses interdits. C’est pourquoi, lorsque les péchés se multiplient dans le Sanctuaire, le danger qui pèse sur ses habitants est plus grand que pour les autres, car un péché commis dans un lieu éminent est plus grave qu’un péché commis dans un lieu de moindre mérite. Allah — Très-Haut — dit à ce propos : ﴿ Quiconque cherche à y commettre injustement une profanation, Nous lui ferons goûter un châtiment douloureux ﴾ [Al-Hajj : 25]. Allah — Très-Haut — menace donc celui qui cherche à y commettre une profanation, c’est-à-dire celui qui ne fait qu’en concevoir l’intention, à plus forte raison celui qui la commet effectivement.
Il incombe à chacun de se rappeler les bienfaits qu’Allah lui a accordés, où qu’il se trouve, et non uniquement à La Mecque. Notre pays compte aujourd’hui — Allah en soit loué — parmi les pays les plus sûrs au monde et parmi ceux où la vie est la plus prospère et la plus aisée. Allah nous a nourris et préservés de la faim, et Il nous a mis à l’abri de la peur. Nous devons donc Le remercier pour ce bienfait, nous entraider dans la bienfaisance et la piété, ordonner le convenable, interdire le blâmable, appeler à Allah avec clairvoyance, pondération et circonspection, et être des frères unis.
Il nous incombe également — en particulier aux étudiants en sciences religieuses —, lorsqu’un différend nous oppose, de nous réunir pour nous consulter et discuter sereinement, dans le but de parvenir à la vérité. Dès lors que la vérité apparaît clairement à quelqu’un, il doit la suivre. Il ne lui est pas permis de défendre son opinion par esprit partisan, car il n’est pas un législateur infaillible qui pourrait prétendre que son avis est juste et que tout avis contraire est erroné.
Le croyant doit être tel qu’Allah veut qu’il soit : ﴿ Il n’appartient à aucun croyant ni à aucune croyante, lorsqu’Allah et Son Messager ont tranché une affaire, de disposer encore d’un choix en la matière. Quiconque désobéit à Allah et à Son Messager s’est manifestement égaré ﴾ [Al-Ahzāb : 36]. Quant au fait de défendre son opinion par esprit partisan et de camper sur sa position, même lorsqu’il lui apparaît qu’elle est fausse, c’est une erreur. Telle était l’habitude des polythéistes qui refusèrent de