Exégèse de la sourate de l’Éléphant
﴿ Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. ﴾
﴿ N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Éléphant ? * N’a-t-Il pas voué leur stratagème à l’échec ? * Il envoya contre eux des oiseaux par volées * qui les lapidaient de pierres d’argile durcie * et Il les réduisit à l’état de paille mâchée. ﴾
La formule de la basmala a été expliquée précédemment.
﴿ N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Éléphant ? ﴾ Allah — exalté soit-Il — s’adresse ici au Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue, ainsi que sa famille —, ou bien à quiconque est susceptible d’être ainsi interpellé. Selon la première interprétation, le discours adressé au Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue, ainsi que sa famille — le concerne, lui et sa communauté, car celle-ci le suit. Selon la seconde, le discours s’adresse d’emblée, de manière générale, à lui et à sa communauté. Dans les deux cas, Allah — exalté soit-Il — affirme ici ce que Lui — glorifié et exalté soit-Il — fit aux gens de l’Éléphant.
Les gens de l’Éléphant étaient des habitants du Yémen venus détruire la Kaaba avec un gigantesque éléphant que le roi d’Abyssinie leur avait envoyé. La raison en était que le roi du Yémen avait voulu détourner les gens du pèlerinage à la Kaaba, la Maison d’Allah — Puissant et Majestueux. Il avait donc bâti un sanctuaire ressemblant à la Kaaba et invité les gens à y accomplir le pèlerinage, afin de les détourner du pèlerinage à la Maison d’Allah. Cela irrita les Arabes. L’un d’eux se rendit dans ce sanctuaire que le roi du Yémen avait substitué à la Kaaba, y déféqua et en souilla les murs d’excréments. Le roi du Yémen entra alors dans une violente colère et en informa le roi d’Abyssinie, qui lui envoya cet immense éléphant. On rapporte que celui-ci était accompagné de six autres éléphants chargés de l’assister. Le roi du Yémen se mit donc en marche avec ses soldats pour détruire la Kaaba, comme il en avait la prétention. Mais Allah — glorifié soit-Il — protège Sa Maison. Lorsqu’ils parvinrent en un lieu appelé al-Mughammas, l’éléphant s’arrêta, se braqua et refusa de se diriger