Tafsir al-Uthaymin Juz AmmaIbn al-'Uthaymin

un sens distinct, il y a alors apport de sens et distinction entre les deux mots. L’avis correct concernant ce verset : ﴿ Malheur à tout railleur et médisant ﴾, est qu’il existe une différence entre eux : la raillerie s’exprime par les actes, tandis que la médisance s’exerce par la langue. Allah — exalté soit-Il — dit ainsi : ﴿ Parmi eux, certains te critiquent au sujet des aumônes : si on leur en donne, ils sont satisfaits ; mais si on ne leur en donne pas, les voilà qui s’irritent. ﴾ [Le Repentir : 58]

La raillerie par les actes signifie que l’individu se moque des gens par son comportement : il peut faire une moue, prendre un air renfrogné ou désigner quelqu’un d’un geste, comme pour dire : « Regardez-le ! », afin de le rabaisser, ou agir de quelque manière semblable. La raillerie s’exerce donc par les actes, et la médisance par la langue. Certaines personnes — qu’Allah nous en préserve — sont obsédées par les défauts d’autrui : elles les raillent soit par leurs actes, soit par leurs paroles. Cela rejoint la parole d’Allah — exalté soit-Il : ﴿ Et n’obéis à aucun grand jureur, méprisable, railleur et colporteur de médisances. ﴾ [La Plume : 10-11]

﴿ Qui amasse des richesses et ne cesse de les compter ﴾ Voilà encore deux de ses traits détestables : il amasse sans relâche et refuse obstinément de donner. Il accumule les richesses et se garde de toute dépense : avare, il ne donne rien, mais amasse sa fortune et ne cesse de la compter.

﴿ Et ne cesse de les compter ﴾ Selon une interprétation, cela désigne le fait de les dénombrer. Passionné par sa fortune, il retourne sans cesse à son coffre pour compter : le matin, il compte les pièces d’argent qui s’y trouvent, puis les recompte à la fin de la journée. Il sait pourtant qu’il n’en a rien retiré ni rien ajouté, mais son attachement extrême à l’argent le pousse à revenir constamment auprès de sa fortune pour la recompter. C’est pourquoi une forme intensive est employée dans les mots : ﴿ ne cesse de les compter ﴾. Autrement dit, il multiplie les décomptes tant il est passionnément attaché à sa fortune : il craint qu’elle n’ait diminué ou veut simplement se rassurer une fois encore. Il ne cesse donc jamais de compter ses richesses.

Il a également été dit que ﴿ ne cesse de les compter ﴾ signifie qu’il en fait une réserve, c’est-à-dire qu’il les épargne en prévision des coups du sort. Bien que les termes puissent admettre ce sens, celui-ci demeure peu probable. En effet, mettre de l’argent de côté en prévision des vicissitudes de la vie, tout en s’acquittant de ses obligations, notamment de la zakat et des autres droits dus sur ces biens, n’est pas blâmable. Ce qui l’est, c’est que l’argent devienne la préoccupation majeure de l’individu, au point qu’il ne cesse de revenir auprès de sa fortune pour la compter et vérifier si elle a augmenté ou diminué. Ainsi, soutenir que ﴿ ne cesse de les compter ﴾ signifie qu’il l’a amassée

لها معنى صار هذا تأسيسًا وتفريقًا بين الكلمتين، والصحيح في هذه الآية ﴿لكل همزة لمزة﴾ أن بينهما فرقًا: فالهمز: بالفعل. واللمز: باللسان، كما قال الله تعالى: ﴿ومنهم من يلمزك في الصدقات فإن أعطوا منها رضوا وإن لم يعطوا منها إذا هم يسخطون﴾ [التوبة: ٥٨] . فالهمز بالفعل يعني أنه يسخر من الناس بفعله إما أن يلوي وجهه، أو يعبس بوجهه. أو بالإشارة يشير إلى شخص، انظروا إليه ليعيبه أو ما أشبه ذلك، فالهمز يكون بالفعل، واللمز باللسان، وبعض الناس ـ والعياذ بالله ـ مشغوف بعيب البشر إما بفعله وهو الهمَّاز، وإما بقوله وهو اللمَّاز، وهذا كقوله تعالى: ﴿ولا تطع كل حلَاّف مهين. هَّماز مشاء بنميم﴾ [القلم: ١٠، ١١] . ﴿الذي جمع مالاً وعدده﴾ هذه أيضاً من أوصافه القبيحة جماع مناع، يجمع المال، ويمنع العطاء، فهو بخيل لا يعطي يجمع المال ويعدده. ﴿وعدده﴾ وقيل: معنى التعديد يعني الإحصاء يعني لشغفه بالمال كل مرة يذهب إلى الصندوق ويعد، يعد الدراهم في الصندوق في الصباح، وفي آخر النهار يعدها، وهو يعرف أنه لم يأخذ منه شيئاً ولم يضف إليه شيئاً لكن لشدة شغفه بالمال يتردد عليه ويعدده، ولهذا جاءت بصيغة المبالغة ﴿عدده﴾ يعني أكثر تعداده لشدة شغفه ومحبته له يخشى أن يكون نقص، أو يريد أن يطمئن زيادة على ما سبق فهو دائماً يعدد المال. وقيل معنى ﴿عدده﴾ أي جعله عُدة له يعني ادخره لنوائب الدهر، وهذا وإن كان اللفظ يحتمله لكنه بعيد، لأن إعداد المال لنوائب الدهر مع القيام بالواجب بأداء ما يجب فيه من زكاة وحقوق ليس مذموماً، وإنما المذموم أن يكون أكبر هم الإنسان هو المال، يتردد إليه ويعدده، وينظر هل زاد، هل نقص، فالقول بأن المراد عدده أي: جمعه

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies