a une portée générale est que l’article défini peut être remplacé par le mot « tout ». Ainsi, si l’on disait : « Tout homme est en perdition », le sens serait identique.
Ce noble verset signifie qu’Allah a juré que l’homme est en perdition, c’est-à-dire qu’il subit perte et diminution en toute circonstance, ici-bas comme dans l’au-delà, hormis ceux qu’Allah — glorifié et exalté soit-Il — excepte.
Cette phrase est renforcée par trois procédés d’insistance : premièrement, le serment ; deuxièmement, la particule inna (certes) ; troisièmement, le lām emphatique. La formulation : « est certes en perdition » est plus expressive que : « est certes perdant ». En effet, la préposition fī (dans) exprime l’inclusion : c’est comme si l’homme était plongé dans la perdition, qui l’enserre de toutes parts.
« Sauf ceux qui croient, accomplissent de bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement la patience. » Allah — exalté soit-Il — excepte ainsi ceux qui réunissent ces quatre qualités :
La première qualité est une foi en ce que le Messager — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — a exposé, foi que ne vient troubler aucun doute ni aucune hésitation. Lorsque Gabriel l’interrogea au sujet de la foi, il répondit : « C’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour dernier et au décret divin, qu’il soit favorable ou défavorable. » (1)
L’explication de ce hadith serait longue, et nous l’avons commenté en de nombreux endroits (2). Ceux qui croient en ces six fondements sont donc les croyants. Toutefois, leur foi doit être exempte de tout doute et de toute hésitation : tu dois croire en ces réalités comme si tu les voyais de tes propres yeux.
À cet égard, les gens se divisent en trois catégories :
La première : un croyant dont la foi est pure, sans aucun doute ni aucune hésitation.
La deuxième : un mécréant qui récuse et nie.