Exégèse de la sourate Le Temps
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
« Par le Temps ! L’homme est certes en perdition, sauf ceux qui croient, accomplissent de bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement la patience. »
La basmala a déjà été commentée.
Allah — glorifié et exalté soit-Il — dit : « Par le Temps ! L’homme est certes en perdition. » Allah — Très-Haut soit-Il — jure par le temps. Selon un avis, il s’agit de la fin de la journée, car celle-ci en est la meilleure partie. La prière de l’après-midi est d’ailleurs appelée « la prière médiane », c’est-à-dire la meilleure, comme l’a ainsi désignée le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue, ainsi que sa famille — (1).
Selon un autre avis, le terme désigne le temps dans son ensemble, et c’est là l’avis le plus juste. Allah jure par lui en raison des changements de situation qui s’y produisent, des retournements de circonstances, de l’alternance des jours entre les hommes et de tout ce que l’on peut observer dans le présent ou entendre rapporter du passé. Le temps est donc celui dans lequel vivent les créatures, et ses périodes alternent entre difficulté et aisance, guerre et paix, santé et maladie, bonnes et mauvaises œuvres, ainsi que toutes les autres réalités connues de chacun. Allah jure par lui lorsqu’Il dit : « L’homme est certes en perdition. » Le terme « l’homme » a ici une portée générale, car il désigne le genre humain. L’indice montrant que le terme « homme »