« Louange à Allah ! Nul n’a aujourd’hui d’hôtes plus honorables que les miens. » Abū Hurayra poursuivit : « L’homme partit alors et leur apporta un régime portant des dattes encore vertes, des dattes sèches et des dattes fraîches. Il leur dit : “Mangez-en.” Puis il prit le couteau, mais le Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — lui dit : “Surtout, ne tue pas la brebis qui donne du lait !” Il leur égorgea donc une brebis. Ils en mangèrent, ainsi que des dattes de ce régime, puis ils burent. Lorsqu’ils furent rassasiés et désaltérés, le Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — dit à Abū Bakr et Umar : “Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Vous serez assurément interrogés sur ces délices au Jour de la Résurrection. La faim vous a fait sortir de chez vous, puis vous n’êtes rentrés qu’après avoir goûté à ces délices.” » (1)
Dans une autre version, il est dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main ! Cela fait partie des délices au sujet desquels vous serez interrogés au Jour de la Résurrection : une ombre fraîche, de savoureuses dattes fraîches et une eau fraîche. » (2) Cela prouve que le croyant comme le mécréant seront interrogés.
Toutefois, la nature de cet interrogatoire diffère. Le croyant est interrogé afin que lui soit rappelé le bienfait qu’Allah — exalté soit-Il — lui a accordé, pour qu’il s’en réjouisse et sache que Celui qui l’a comblé en ce monde le comblera également dans l’au-delà. Autrement dit, s’Il lui a généreusement accordé Ses bienfaits en ce monde, Il les lui accordera généreusement dans l’au-delà. Quant au mécréant, il est interrogé à titre de blâme et pour être accablé de regrets. Nous demandons à Allah — Très-Haut soit-Il — de nous employer à Lui obéir et de faire de ce dont Il nous a pourvus un moyen de Lui obéir. Il est certes capable de toute chose.