celui qui n’en connaît pas le sens est semblable à celui qui ne le lit pas. Allah Très-Haut dit en effet :
« Parmi eux, il est des illettrés qui ne connaissent du Livre que la récitation »,
c’est-à-dire : rien d’autre que sa récitation. Il convient donc au musulman de s’attacher à connaître le sens du noble Coran afin d’en tirer profit et de suivre la voie des pieux prédécesseurs. Ceux-ci ne passaient pas à un autre groupe de versets avant d’en avoir étudié dix et d’avoir appris les connaissances et les œuvres qu’ils renfermaient. (1)
Il dit également — qu’Allah lui fasse miséricorde : « Il sied aux étudiants en sciences religieuses de veiller, chaque fois que l’occasion se présente et qu’ils se trouvent parmi les gens ordinaires, à leur exposer un verset du Livre d’Allah et à le leur expliquer. Cela vaut tout particulièrement pour les passages qu’ils récitent fréquemment, comme la sourate L’Ouverture. En effet, si tu interrogeais une personne ordinaire — voire beaucoup de gens — sur le sens de cette sourate, elle n’en connaîtrait rien. »
L’exégèse de l’éminent cheikh — qu’Allah lui fasse miséricorde — se distingue par la clarté de son expression, la précision de son contenu, l’explication du Coran par le Coran et l’absence d’interprétations forcées. À cela s’ajoute l’exhortation au moyen du noble Coran, lequel se suffit à lui-même comme exhortation. Dans cette exégèse, le cheikh — qu’Allah Très-Haut lui fasse miséricorde — a ainsi réuni l’explication du sens et l’exhortation par le Livre d’Allah Très-Haut.
Qu’Allah lui accorde, pour les services rendus à l’islam et aux musulmans, la meilleure des récompenses, qu’Il élève son rang parmi les bien-guidés et l’accueille dans Ses vastes jardins. Il est certes Celui qui entend tout et exauce les invocations. Qu’Allah couvre d’éloges et salue notre Prophète Muhammad, ainsi que l’ensemble de sa famille et de ses Compagnons.
Fahd ibn Nāsir al-Sulaymān