— qui désigne le fait d’avancer et de s’élancer rapidement. Quant à Sa parole : ﴿ qui galopent en haletant ﴾, le « halètement » est le bruit que l’on entend monter des entrailles des chevaux lorsqu’ils galopent à vive allure : un son sort alors de leur poitrine, témoignant de la puissance et de l’intensité de leur course.
﴿ Qui font jaillir des étincelles ﴾ : le mot rendu par « font jaillir » vient des verbes awrā ou wariya, qui expriment le fait de produire une étincelle. Il s’agit ici du feu qui jaillit lorsque des pierres s’entrechoquent, comme chacun le sait à propos du silex : lorsque deux morceaux sont frappés l’un contre l’autre, une étincelle en jaillit. En raison de la puissance et de l’intensité de leur course, ainsi que du choc de leurs sabots contre le sol, lorsque ces chevaux heurtent une pierre, celle-ci en frappe une seconde et fait alors jaillir une étincelle. Cela tient à leur vigueur, à la puissance de leur course et à la force avec laquelle ils frappent le sol.
﴿ Qui lancent l’assaut au matin ﴾, c’est-à-dire qui attaquent leur ennemi au matin. C’est le meilleur moment pour lancer un assaut, car l’ennemi est alors inattentif et endormi. Et même s’il est réveillé par l’attaque, il demeure engourdi et las. Allah — exalté soit-Il — a donc choisi de mentionner, dans Son serment par ces chevaux, le meilleur moment pour attaquer : le matin. Le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — n’attaquait pas un peuple de nuit, mais attendait le matin ; s’il entendait l’appel à la prière, il s’abstenait, sinon il attaquait (1).
﴿ Soulèvent alors ﴾, c’est-à-dire que, par cette course et cet assaut, ils soulèvent ﴿ un nuage de poussière ﴾ : la poussière qui s’élève sous l’intensité de la course. En effet, lorsque les chevaux s’élancent et que leur galop s’intensifie sur le sol, la poussière se soulève au gré de leurs charges et de leurs replis.
﴿ Et pénètrent ainsi au cœur ﴾, c’est-à-dire qu’ils s’avancent au milieu de cette poussière, ﴿ des rangs ﴾, autrement dit des troupes ennemies. Rien ne les arrête et leur course ne prend fin qu’au milieu des ennemis. C’est là le plus haut service que puissent rendre les chevaux, bien que les chevaux soient porteurs de bien en toute circonstance, ainsi que l’a dit le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — : « Le bien demeurera attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection » (2).
Allah — exalté soit-Il — a juré par ces coursiers, ces chevaux parvenus au but suprême — attaquer l’ennemi et pénétrer au milieu de ses rangs — sans