Tafsir al-Uthaymin Juz AmmaIbn al-'Uthaymin

Exégèse de la sourate Al-‘Ādiyāt (Les Coursiers)

﴿ Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. ﴾

﴿ Par les coursiers qui galopent en haletant, qui font jaillir des étincelles, qui lancent l’assaut au matin, soulèvent alors un nuage de poussière et pénètrent au cœur des rangs ! L’homme est certes bien ingrat envers son Seigneur, et il en est lui-même témoin. Son amour des richesses est assurément ardent. Ne sait-il donc pas que, lorsque sera exhumé ce qui se trouve dans les tombes et que sera dévoilé ce que renferment les poitrines, leur Seigneur sera, ce jour-là, parfaitement informé à leur sujet ? ﴾

La formule inaugurale a déjà été commentée.

﴿ Par les coursiers qui galopent en haletant ﴾ : il s’agit d’un serment. Le terme « les coursiers qui galopent » est un adjectif se rapportant à un nom sous-entendu. Quel est donc ce nom ? S’agit-il des chevaux — le sens serait alors : « Par les chevaux qui galopent » — ou des chameaux — le sens serait : « Par les chameaux qui se hâtent » ? Les exégètes ont émis deux avis à ce sujet.

Selon certains, le nom ainsi qualifié désigne les chameaux ; l’énoncé sous-entendu serait donc : « Par les chameaux qui se hâtent. » Il s’agirait des chameaux qui se rendent rapidement de ‘Arafa à Muzdalifa, puis à Minā, lors des rites du pèlerinage. Ils étayent cet avis par le fait que cette sourate est mecquoise et que, à La Mecque, aucun jihad à cheval n’avait encore lieu qui puisse expliquer qu’un serment soit prononcé par ces montures.

Le second avis, adopté par la majorité des exégètes et qui est l’avis correct, veut que le nom sous-entendu soit « les chevaux ». L’énoncé serait donc : « Par les chevaux qui galopent. » Or les chevaux lancés au galop étaient bien connus des Arabes avant même que le jihad ne fût prescrit. Avant l’islam, des chevaux étaient lancés contre l’ennemi, à juste titre ou non ; après l’avènement de l’islam, ils le furent à juste titre.

Allah — exalté soit-Il — dit : ﴿ Par les coursiers qui galopent ﴾. Le singulier al-‘ādī est un participe actif dérivé de al-‘adw

تفسير سورة العاديات ﴿بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ﴾ ﴿وَالْعَدِيَتِ ضَبْحاً * فَالمُورِيَتِ قَدْحاً * فَالْمُغِيرَتِ صُبْحاً * فَأَثَرْنَ بِهِ نَقْعاً * فَوَسَطْنَ بِهِ جَمْعاً * إِنَّ الإِنسَنَ لِرَبِّهِ لَكَنُودٌ * وَإِنَّهُ عَلَى ذَلِكَ لَشَهِيدٌ * وَإِنَّهُ لِحُبِّ الْخَيْرِ لَشَدِيدٌ * أَفَلَا يَعْلَمُ إِذَا بُعْثِرَ مَا فِى الْقُبُورِ * وَحُصِّلَ مَا فِى الصُّدُورِ * إِنَّ رَبَّهُم بِهِمْ يَوْمَئِذٍ لَّخَبِيرٌ﴾ . البسملة تقدم الكلام عليها. ﴿والعاديات ضبحاً﴾ هذا قسم، والعاديات صفة لموصوف محذوف فما هو هذا الموصوف؟ هل المراد الخيل يعني (والخيل العاديات) أو المراد الإبل يعني (والإبل العاديات) ؟ في هذا قولان للمفسرين: فمنهم من قال: إن الموصوف هي الإبل، والتقدير (والإبل العاديات) ويعني بها الإبل التي تعدوا من عرفة إلى مزدلفة، ثم إلى منى، وذلك في مناسك الحج، واستدلوا لهذا بأن هذه السورة مكية، وأنه ليس في مكة جهاد على الخيل حتى يقسم بها. أما القول الثاني لجمهور المفسرين وهو الصحيح فإن الموصوف هو الخيل والتقدير (والخيل العاديات) والخيل العاديات معلومة للعرب حتى قبل مشروعية الجهاد، هناك خيل تعدو على أعدائها سواء بحق أو بغير حق فيما قبل الإسلام، أما بعد الإسلام فالخيل تعدوا على أعدائها بحق. يقول الله تعالى: ﴿والعاديات﴾ والعادي اسم فاعل من العدو

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