fatigue. Ils jouiront ainsi de la félicité la plus parfaite, toujours et à jamais — pour l’éternité des éternités. ﴿Allah les agrée et ils L’agréent﴾. Telle est la félicité suprême : Allah — exalté soit-Il — les agrée et répand sur eux Son agrément, après quoi Il ne sera plus jamais courroucé contre eux. Bien plus, ils verront Allah — exalté soit-Il — de leurs propres yeux, comme ils voient la lune par une nuit de pleine lune, sans aucun doute ni incertitude et sans avoir à se serrer les uns contre les autres. Autrement dit, ils n’auront pas à se regrouper pour que l’un puisse Le montrer à l’autre ; chacun Le verra depuis l’endroit où il se trouve, conformément à ce qu’Allah — glorifié et exalté soit-Il — aura voulu.
Puis Il dit — glorifié et exalté soit-Il — : ﴿Voilà ce qui est réservé à celui qui craint son Seigneur﴾. Autrement dit, cette récompense est destinée à celui qui craint Allah — glorifié et exalté soit-Il. Cette crainte est une peur d’Allah empreinte de révérence et de vénération. Elle ne peut émaner que de celui qui connaît Allah, comme Il dit — exalté soit-Il — : ﴿Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. Allah est certes Tout-Puissant et Très Pardonneur﴾ [Le Créateur : 28]. Il s’agit de ceux qui connaissent Sa grandeur et la perfection de Son autorité. La crainte révérencielle est donc plus spécifique que la peur. Un exemple permet de saisir leur différence : si vous avez peur d’une personne sans savoir si elle a ou non le pouvoir de vous nuire, il s’agit d’une peur ; mais si vous avez peur d’une personne dont vous savez qu’elle en a le pouvoir, il s’agit alors d’une crainte révérencielle. (1)
Ainsi s’achève cette immense sourate, de même que les explications qu’il nous a été possible de consacrer à son commentaire. Nous demandons à Allah de faire de nous ceux qui récitent Son Livre comme il se doit. Il est certes capable de toute chose.