un. Malgré cela, il a dit : « Recherchez-la au cours des dix dernières nuits » (1), et, dans une autre version : « parmi les nuits impaires des dix dernières » (2).
Une certaine année, les Compagnons virent en rêve qu’elle se situait parmi les sept dernières nuits. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit alors : « Je constate que vos rêves concordent au sujet des sept dernières nuits. Que celui qui entend la rechercher le fasse donc durant les sept dernières nuits » (3). Cela concernait cette année-là. Quant aux autres années, elle peut se trouver dans n’importe laquelle des dix dernières nuits : elle n’est donc pas fixée. Toutefois, la plus probable est la nuit du vingt-sept. Elle peut, par exemple, correspondre cette année à la nuit du vingt-sept, l’année suivante à celle du vingt et un, puis, la troisième année, à celle du vingt-cinq, et ainsi de suite. Allah — glorifié et exalté soit-Il — en a dissimulé la date pour deux grands bienfaits :
Le premier bienfait est de distinguer celui qui la recherche sincèrement de celui qui se montre paresseux. Celui qui la recherche sincèrement ne rechigne pas à fournir des efforts durant dix nuits afin de l’atteindre, tandis que le paresseux répugne à veiller en prière dix nuits pour une seule nuit.
Le second bienfait est la multiplication de la récompense des musulmans grâce à la multiplication des œuvres : plus les œuvres sont nombreuses, plus la récompense est grande.
À ce propos, je voudrais signaler une erreur commise de nos jours par beaucoup de gens : ils choisissent précisément la nuit du vingt-sept pour accomplir le petit pèlerinage. Cette nuit-là, on trouve ainsi la Mosquée sacrée bondée de monde, et le fait de réserver