Allah — puissant et majestueux — a expliqué qu’Il a créé l’homme d’une adhérence. Toutefois, celui-ci passe par plusieurs phases. Dans d’autres versets, Il explique l’avoir créé de terre ; dans d’autres encore, d’argile, puis d’une argile sonnante comme la poterie, d’un liquide jaillissant ou encore d’un liquide vil, tandis que, dans ce verset, Il le dit créé d’une adhérence. Y a-t-il donc là une contradiction ?
La réponse est qu’il n’y a aucune contradiction. Il ne saurait jamais y avoir la moindre contradiction dans la parole d’Allah le Très-Haut ni dans ce qui est authentiquement rapporté de Son Messager — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui. Allah dit en effet :
﴿ S’il provenait d’un autre qu’Allah, ils y trouveraient certes de nombreuses contradictions. ﴾ [Les Femmes : 82].
Mais Lui — glorifié et exalté soit-Il — mentionne tantôt l’origine de la création sous un certain aspect, tantôt sous un autre. Il créa l’homme de terre, car la première matière dont celui-ci fut créé était la terre. De l’eau y fut ensuite versée et elle devint de l’argile. Après un certain temps, elle devint une boue noire et malodorante ; puis, au terme d’une période plus longue, une argile sonnante : lorsqu’on la frappait de la main, elle produisait un son semblable à celui de la poterie. Allah — puissant et majestueux — le forma ensuite de chair, d’os, de nerfs, etc. Tel est le commencement de la création d’Adam.
Quant à l’autre mode de création, celui de ses descendants, leur formation commence par une goutte spermatique : c’est le liquide vil et le liquide jaillissant. Cette goutte demeure quarante jours dans l’utérus. Elle se transforme progressivement et, au terme de ces quarante jours, devient du sang, une adhérence. Elle commence alors à croître et à s’épaissir, évoluant peu à peu. Une fois quatre-vingts jours révolus, elle devient une bouchée de chair — un morceau de chair de la taille de ce que l’homme peut mâcher — et demeure ainsi pendant quarante jours. Cela fait donc cent vingt jours, soit quatre mois.
Au bout de quatre mois, Allah envoie auprès de lui l’ange chargé des matrices, qui lui insuffle l’âme. Celle-ci pénètre alors dans le corps avec la permission d’Allah — puissant et majestueux. Nous ne pouvons connaître ni l’essence de l’âme, ni sa véritable nature, ni sa substance. Quant au corps, il tire son origine de la terre et, dans les matrices des femmes, de la goutte spermatique. Mais l’âme