et sait observer et méditer jusqu’à comprendre. Les choses exigent également de la résolution, de la détermination et de la patience. Tout cela est indispensable : il faut une résolution qui pousse l’homme à agir, et une patience qui lui permette de rester ferme. Sans quoi, les occasions lui échapperont, du moins nombre d’entre elles. Et c’est Allah dont nous implorons l’aide.
Le Très-Haut dit : ﴿Quant à l’orphelin, ne le maltraite pas﴾. Cela répond à Sa parole : ﴿Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin, puis accordé un refuge ?﴾ Puisqu’Allah t’a accordé un refuge alors que tu étais orphelin, ne maltraite donc pas l’orphelin — à moins qu’il ne s’agisse d’une contrainte exercée dans son propre intérêt. En réalité, cela ne constitue pas une maltraitance, même si les apparences peuvent le laisser croire, dès lors qu’elle procure à cet orphelin un bien considérable. Ne maltraite donc pas l’orphelin ; honore-le plutôt. La bienfaisance envers les orphelins et les égards qui leur sont témoignés comptent parmi les prescriptions et les vertus de la charia. En effet, l’orphelin, dont le père est mort avant qu’il n’atteigne la puberté, a le cœur brisé : il a besoin d’être réconforté, consolé et réjoui, surtout s’il a atteint un âge où il comprend ce qui l’entoure, comme sept ou dix ans, ou un âge similaire.
﴿Quant à celui qui demande, ne le rabroue pas﴾. Cela répond à Sa parole : ﴿Il t’a trouvé égaré, puis Il t’a guidé﴾. ﴿Quant à celui qui demande, ne le rabroue pas﴾ : entre en premier lieu dans cette catégorie celui qui t’interroge au sujet de la charia et de la science religieuse. Ne le rabroue pas, car lorsqu’il t’interroge afin que tu lui exposes la charia, il t’incombe de la lui expliquer, conformément à la parole d’Allah, exalté soit-Il : ﴿Et lorsqu’Allah prit l’engagement de ceux auxquels le Livre avait été donné : “Vous devrez assurément l’exposer aux gens et ne pas le dissimuler”﴾ [La Famille d’Imrān : 187].
Ne le rabroue pas : si tu le fais, tu le rebuteras. De plus, s’il vient te questionner, c’est qu’il te considère comme supérieur à lui. Si donc tu le rabroues alors qu’il ressent cette supériorité, il sera saisi d’effroi et perdra ses moyens. Il se peut alors qu’il ne sache même plus formuler la question qu’il voulait t’adresser, ou qu’il ne comprenne pas la réponse que tu lui donnes. Considère ton propre cas : si tu t’adressais à un homme d’un rang supérieur au tien et qu’il te rabrouât, tu perdrais tes moyens et ne pourrais plus ordonner tes pensées ni réfléchir correctement. Voilà pourquoi tu ne dois pas rabrouer celui qui t’interroge.
Il se peut que cette parole englobe également celui qui sollicite une aide matérielle : si quelqu’un vient te demander de l’argent, ne le rabroue pas. Cette règle générale admet toutefois une exception : si tu sais que celui qui t’interroge au sujet de la science cherche seulement à ergoter et à recueillir