car tes prières sont pour eux une source de quiétude﴾. [al-Tawba : 103]. Sa parole : ﴿Celui qui donne de ses biens afin de se purifier﴾ indique qu’il ne dilapide pas ses biens et ne se montre pas non plus avare ; il les donne seulement d’une manière qui lui permet de se purifier. La règle en la matière est celle qu’Allah a énoncée dans la sourate al-Furqān : ﴿Ceux qui, lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni parcimonieux, mais se tiennent entre ces deux extrêmes dans un juste milieu﴾. [al-Furqān : 67].
Nous constatons qu’Allah accorde des biens à certaines personnes, mais que celles-ci se montrent avares et parcimonieuses, au point de ne même pas assumer les dépenses qui leur incombent envers leur épouse, leurs enfants et leurs proches. Nous en voyons d’autres dont Allah a restreint la subsistance et qu’Il a placés dans une certaine gêne. Malgré cela, elles vont s’endetter auprès des gens afin d’achever leur maison pour qu’elle ressemble à celle d’Untel ou d’Untel, ou afin d’acheter une voiture luxueuse comme celle d’Untel ou d’Untel. L’une comme l’autre de ces deux voies est erronée : la première tombe dans la négligence, et la seconde dans l’excès. Il incombe donc à chacun de régler ses dépenses en fonction de sa situation.
Si quelqu’un demande : « Est-il permis de s’endetter pour faire l’aumône ? »
La réponse est non, car l’aumône est un acte surérogatoire, tandis que contracter une dette présente un immense danger. La dette n’est pas une chose anodine : lorsqu’une personne meurt en laissant une dette, son âme reste suspendue à celle-ci jusqu’à ce qu’elle soit acquittée en son nom. Or, beaucoup d’héritiers ne se soucient pas des dettes du défunt : on voit alors l’un d’eux en différer le paiement, tergiverser, voire ne jamais s’en acquitter. Lorsque l’on amenait un défunt au Prophète — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui ainsi que sur sa famille —, il demandait : « Avait-il une dette ? A-t-il laissé de quoi l’acquitter ? » S’ils répondaient qu’il n’avait rien laissé pour la rembourser, il disait : « Accomplissez la prière funéraire sur votre compagnon. » (1). Il a également indiqué — que la prière et le salut d’Allah soient sur lui ainsi que sur sa famille — que la mort en martyr dans la voie d’Allah expie toute faute, sauf les dettes (2). La dette est donc une affaire grave : il n’est pas permis de la traiter avec légèreté. Puis Il dit : ﴿Et nul n’a sur lui de