guides pas celui que tu aimes, mais Allah guide qui Il veut﴾ [Le Récit : 56]. Lorsque nous considérons ce noble verset : ﴿C’est assurément à Nous qu’il incombe de montrer la voie﴾, nous constatons qu’Allah, le Très-Haut, a tout exposé clairement : ce qui incombe aux hommes en matière de croyance, d’adoration, de comportement et de relations sociales, ainsi que tout ce qu’ils doivent éviter dans ces différents domaines. Abū Dharr — qu’Allah l’agrée — a même dit : « Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — est mort sans qu’un seul oiseau battant des ailes dans le ciel n’ait été évoqué par lui pour nous transmettre quelque connaissance à son sujet (1). » Un polythéiste dit également à Salmān le Perse : « Votre Prophète vous a même enseigné comment faire vos besoins (2) ! » Il répondit : « Oui, il nous a même enseigné cela. » Autrement dit, le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — a enseigné à sa communauté jusqu’aux règles de bienséance à observer lorsque l’on fait ses besoins. Cela est corroboré par la parole du Très-Haut : ﴿Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, accompli sur vous Mon bienfait et agréé pour vous l’islam comme religion﴾ [La Table servie : 3].
﴿Et assurément, l’au-delà et la vie présente Nous appartiennent﴾ signifie : l’au-delà et la vie présente Nous appartiennent. La vie présente précède l’au-delà dans le temps, mais elle est mentionnée après lui dans ce verset pour deux raisons :
La première tient au sens.
La seconde tient à la formulation.
Quant à la première, c’est parce que l’au-delà est plus important que ce bas monde et que la souveraineté d’Allah, le Très-Haut, s’y manifestera pleinement. Ici-bas, il existe des dirigeants, des rois et des princes qui exercent l’autorité qu’Allah — glorifié et exalté soit-Il — leur a accordée. Dans l’au-delà, en revanche, nul ne détiendra la moindre souveraineté : ﴿À qui appartient la souveraineté aujourd’hui ? À Allah, l’Unique, le Dominateur suprême﴾ [Le Pardonneur : 16]. C’est donc en raison de cette considération liée au sens que l’au-delà a été mentionné en premier.