entre lesquels, il faut les retenir l’un et l’autre, car leur prise en compte conjointe confère au sens une portée plus large. Nous disons donc que la lune suit le soleil dans sa course, puisqu’elle prend chaque jour davantage de retard sur lui : au début du mois, on la trouve près de lui à l’ouest, tandis qu’au milieu du mois, elle en est aussi éloignée que possible, à l’est, car elle prend chaque jour du retard. On peut également comprendre qu’elle lui succède par sa lumière : lorsque le soleil se couche, la lumière de la lune commence à paraître, surtout du deuxième quart du mois jusqu’à la fin du troisième, période durant laquelle elle est nette et manifeste. Autrement dit, une fois les sept premiers jours écoulés et jusqu’à ce qu’il ne reste plus que sept jours, sa lumière est intense ; durant les sept premiers et les sept derniers jours, elle est en revanche faible. Quoi qu’il en soit, la lune ne brille qu’après la disparition de la lumière solaire, comme cela est évident. Allah, exalté soit-Il, a donc juré par le soleil, qui est le signe du jour, et par la lune, qui est le signe de la nuit.
﴿Par le jour quand il l’éclaire, et par la nuit quand elle l’enveloppe﴾ : ces deux réalités sont mises en regard. ﴿Par le jour quand il l’éclaire﴾, c’est-à-dire lorsqu’il dévoile la terre, la rend apparente et la montre clairement, car le jour permet aux choses d’apparaître et d’être vues distinctement. ﴿Par la nuit quand elle l’enveloppe﴾, c’est-à-dire lorsqu’elle recouvre la terre au point d’être semblable à un manteau étendu sur une chose. Cela apparaît très clairement lorsque le soleil s’est couché et que l’on se trouve en avion : on voit alors la terre toute noire au-dessous de soi. Du fait de l’altitude, on aperçoit encore le soleil, mais la terre située en contrebas, sur laquelle il s’est déjà couché, paraît noire, comme recouverte d’un manteau noir. Tel est le sens de Sa parole : ﴿Par la nuit quand elle l’enveloppe﴾.
﴿Par le ciel et Celui qui l’a édifié. Et par la terre…﴾ : le ciel et la terre sont mis en regard. ﴿Par le ciel et Celui qui l’a édifié﴾. Les exégètes ont dit que le mot mā avait ici une valeur infinitive, le sens étant : « Par le ciel et son édification. » Le ciel est en effet immense par sa hauteur, son étendue, sa solidité et par les autres signes d’Allah qu’il renferme. Son édification est également parfaitement ordonnée, comme l’a dit le Très-Haut : ﴿Tu ne verras aucune disproportion dans la création du Tout Miséricordieux. Porte de nouveau ton regard : y vois-tu la moindre fissure ? Puis porte encore ton regard par deux fois : ton regard te reviendra humilié, tandis qu’il sera