d’égards et d’aumônes. S’il est de surcroît un proche parent, sa part n’en sera que plus grande, car il est obligatoire d’entretenir les liens de parenté avec lui. Ainsi, lorsque l’orphelin réunit ces deux caractéristiques — l’état d’orphelin et la parenté —, dépenser pour lui constitue l’une des manières de franchir la voie escarpée, si cela a lieu en un jour de famine.
﴿Ou un indigent dans le dénuement﴾, c’est-à-dire : ou nourrir, en un jour de famine, ﴿un indigent dans le dénuement﴾. L’indigent est celui qui ne trouve ni de quoi se nourrir ni de quoi nourrir sa famille.
Le terme matraba désigne un lieu couvert de poussière. Le sens est donc qu’il s’agit d’un indigent qui n’a rien en sa possession hormis de la poussière. Or, lorsque l’on dit d’un homme qu’il ne possède que de la poussière, cela signifie évidemment qu’il est extrêmement pauvre : il n’a ni nourriture, ni vêtement, ni argent. C’est donc un indigent dans le dénuement.
﴿Puis être de ceux qui croient, s’enjoignent mutuellement la patience et s’enjoignent mutuellement la compassion.﴾ ﴿Puis être﴾ signifie qu’après cela, il ne se contente pas de faire preuve de bienfaisance envers les orphelins et les indigents : il possède également la foi et croit en tout ce en quoi il est obligatoire de croire. Le Messager — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — a exposé ce en quoi il faut croire lorsque Gabriel l’interrogea au sujet de la foi : « La foi consiste à croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour dernier et au destin, qu’il soit bon ou mauvais » (1).
Quant à Ses paroles : ﴿et s’enjoignent mutuellement la patience﴾, elles signifient qu’ils se recommandent les uns aux autres de patienter. La patience est de trois sortes : patienter dans l’obéissance à Allah, se garder patiemment de désobéir à Allah et patienter face aux décrets douloureux d’Allah. Ils font donc preuve de patience et se la recommandent mutuellement sous ces trois formes : la patience dans l’obéissance à Allah, puis la patience qui consiste à se garder de Lui désobéir, et enfin la patience face à Ses décrets douloureux.
Ces trois formes de patience se sont trouvées réunies chez les messagers — sur eux la prière et le salut — et leurs disciples. Ainsi, le Messager — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — persévère dans l’obéissance à Allah : il combat dans la voie d’Allah, appelle à Allah, subit des offenses et des agressions physiques, au point que les polythéistes projetèrent de le tuer. Malgré cela, il demeure patient, espérant la récompense d’Allah. Il se garde également avec patience de désobéir à Allah : il ne saurait