des hommes — que les prières et le salut d’Allah soient sur lui. Cette cité sûre mérite donc bien d’être prise par Allah comme objet de serment. Mais nous, nous ne jurons pas par elle, car elle est une créature et nous n’avons pas le droit de jurer par une créature. Le Prophète — sur lui la prière et le salut — a ainsi dit : « Quiconque jure par un autre qu’Allah commet un acte de mécréance ou d’association. » (1) Quant à Allah — Puissant et Majestueux, glorifié soit-Il —, Il jure par ce qu’Il veut. C’est pourquoi Il jure ici par La Mecque : ﴿Assurément, Je jure par cette cité, alors que tu résides dans cette cité﴾. Selon une première interprétation, cela signifie : « Je jure par cette cité tandis que tu y résides », car la présence du Prophète — sur lui la prière et le salut — à La Mecque ajoute encore à sa noblesse.
Selon une autre interprétation, cela signifie : « alors que cette cité t’est rendue licite ». Allah jurerait ainsi par La Mecque au moment où elle fut rendue licite au Messager — sur lui ainsi que sur sa famille la prière et le salut d’Allah —, l’année de la Conquête. Cette année-là, La Mecque fut en effet rendue licite au Messager — sur lui la prière et le salut —, alors qu’elle ne l’avait été pour personne avant lui et qu’elle ne le sera pour personne après lui. Il a ainsi dit : « Elle a retrouvé aujourd’hui le caractère sacré qu’elle avait hier. » (2) Le serment d’Allah par cette cité serait donc lié au moment où elle fut rendue licite au Messager — sur lui la prière et le salut —, l’année de la Conquête. Ce jour-là, sa noblesse s’accrut encore : elle fut purifiée des idoles, les polythéistes furent vaincus et leur cité fut conquise de vive force. Après avoir été une terre de mécréance, elle devint une terre de foi ; après avoir été une terre d’association, elle devint une terre d’unicité ; après avoir été une terre d’opposition obstinée, elle devint une terre d’islam. La Mecque connut donc son état le plus noble lors de la Conquête.
﴿Par un père et ce qu’il engendre﴾ signifie : « Et Je jure par le père et ce qu’il engendre. » Qui est donc ce père, et qui est l’enfant ?
Selon un avis, le père désigne Adam et l’enfant, les descendants d’Adam. Selon cette interprétation, (mā) serait alors