Exégèse de la sourate « La Grande Nouvelle »
« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Sur quoi s’interrogent-ils ? Sur la grande nouvelle au sujet de laquelle ils divergent. Non ! Ils sauront bientôt. Puis, non ! Ils sauront bientôt. N’avons-Nous pas fait de la terre une couche, et des montagnes des piquets ? Nous vous avons créés en couples, avons fait de votre sommeil un repos, de la nuit un vêtement et du jour le temps de gagner votre vie. Nous avons édifié au-dessus de vous sept cieux robustes, placé une lampe ardente et fait descendre des nuées chargées de pluie une eau abondante, afin d’en faire pousser grains et plantes, ainsi que des jardins aux frondaisons entrelacées. »
L’explication de la formule « Au nom d’Allah… » a déjà été donnée.
« Sur quoi s’interrogent-ils ? », c’est-à-dire : sur quoi ces gens s’interrogent-ils ? Allah, glorifié et exalté soit-Il, répond ensuite à cette question : « Sur la grande nouvelle au sujet de laquelle ils divergent. » Cette nouvelle est constituée des preuves évidentes et de la bonne direction apportées par le Prophète — sur lui la prière et le salut d’Allah —, notamment de ce qu’il a annoncé au sujet du Jour dernier, de la Résurrection et de la rétribution.
Les hommes ont divergé au sujet de cette nouvelle apportée par le Prophète — sur lui la prière et le salut d’Allah — : certains y ont cru et l’ont tenue pour véridique ; d’autres l’ont rejetée et démentie ; d’autres encore sont demeurés dans le doute et l’hésitation. Allah a donc indiqué que ceux qui l’avaient démentie connaîtraient avec une certitude absolue la réalité de ce qu’ils niaient, lorsqu’ils verraient le Jour de la Résurrection, « le jour où son accomplissement viendra et où ceux qui l’avaient auparavant oublié diront : “Les messagers de notre Seigneur avaient bien apporté la vérité.” »
C’est pourquoi Allah, gloire à Lui, dit ici : « Non ! Ils sauront bientôt. Puis, non ! Ils sauront bientôt. » La seconde phrase renforce la première par le sens, bien qu’elle ne constitue pas un renforcement au sens technique des grammairiens, puisqu’elle est séparée de la précédente par une conjonction, alors que l’élément de renforcement ne peut être séparé de l’élément renforcé par aucune des