Les savants de l’islam — qu’Allah Très-Haut leur fasse miséricorde — ont porté une attention toute particulière au Livre d’Allah — exalté soit-Il. Cette attention s’est notamment manifestée par l’exégèse du Coran, l’explication de ses significations et la déduction, à partir de ses versets, de règles et d’enseignements, selon ce qu’Allah — exalté soit-Il — leur avait accordé comme science, foi, compréhension et piété.
Parmi ces savants figure notre cheikh, l’éminent érudit Muhammad ibn Sālih al-Uthaymīn — qu’Allah lui accorde une immense miséricorde et l’accueille dans Ses vastes jardins. Il tint, chez lui comme en voyage, des séances consacrées à l’exégèse du Livre d’Allah — exalté soit-Il — et à la déduction des enseignements et des règles qu’il renferme. Au nombre de ces séances figurait celle intitulée « La Rencontre de la porte ouverte », au cours de laquelle Allah — exalté soit-Il — lui permit d’achever l’exégèse du juz Amma, qu’il avait fait précéder de celle de la sourate L’Ouverture. Je soumis à notre cheikh — qu’Allah Très-Haut lui fasse miséricorde — le projet de publier cette exégèse, ce qu’il approuva. Cependant, après sa transcription à partir des enregistrements, il ne put en réviser que la sourate L’Ouverture et la sourate L’Annonce jusqu’aux paroles : « hormis une eau bouillante et un liquide purulent » (1). Or, il va de soi qu’un texte transcrit à partir d’enregistrements ne saurait être comparable à un texte rédigé et soigneusement mis au point, notamment quant au choix des mots, à la précision de l’expression, à l’absence de répétitions et à d’autres aspects encore.
Le cheikh — qu’Allah lui fasse miséricorde — a exposé la méthode qu’il avait suivie dans l’exégèse de cette partie du noble Coran. Il déclara ainsi, à la fin de son commentaire de la sourate « Il s’est renfrogné » : « Par les propos que nous consacrons à ces versets, nous ne recherchons pas un développement exhaustif, mais une explication qui rende le sens aisément accessible. »
Il dit également — qu’Allah lui fasse miséricorde : « Nous avons choisi cette partie parce qu’elle est fréquemment récitée dans les prières ; il convient donc d’en connaître les significations. Le Coran a été révélé pour trois finalités : la première est d’adorer Allah par sa récitation ; la deuxième, de méditer ses significations ; et la troisième, de tirer enseignement de ses exhortations. Allah — exalté soit-Il — dit :
“Voici un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent ses versets et que les doués d’intelligence se rappellent.”
Or, nul ne peut tirer rappel du Coran sans en connaître le sens, car »