et Son salut — demanda à Allah de ne pas les faire tous périr par une famine générale (1). Cette communauté peut toutefois périr si Allah fait en sorte que ses membres tournent leur violence les uns contre les autres : des guerres et des combats éclatent alors entre eux, et certains périssent de la main des autres, non par quelque châtiment descendu du ciel, comme Allah le fit aux communautés précédentes.
Nous devons donc prendre garde aux troubles, qu’ils soient apparents ou cachés, nous éloigner de tout ce qui dresse les gens les uns contre les autres, toujours demeurer calmes et nous abstenir des commérages et des questions excessives, car cela fait partie de ce que le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui ainsi que sur sa famille — a interdit (2).
Combien de fois une seule parole a-t-elle produit les mêmes ravages que des sabres tranchants ! Il est donc impératif de prendre garde aux troubles et de former une communauté unie, dont les membres s’aiment et où chacun s’efforce de trouver une excuse à son frère lorsqu’il voit chez lui quelque chose qui lui déplaît.
﴿ et Pharaon ﴾. Pharaon est celui auprès duquel Allah envoya Moïse — paix sur lui. Il avait asservi les Enfants d’Israël en Égypte, égorgeant leurs fils et laissant leurs femmes en vie. Les savants ont divergé quant à la raison qui le conduisit à commettre cet acte abominable : pourquoi tuait-il les fils tout en épargnant les femmes ?! Certains ont dit que ses devins lui avaient annoncé : « Il naîtra parmi les Enfants d’Israël un homme par la main duquel tu périras. » Il se mit donc à tuer les fils et à laisser vivre les femmes.
D’autres savants ont affirmé qu’il agissait ainsi afin d’affaiblir les Enfants d’Israël, car un peuple dont les hommes sont tués tandis que les femmes sont laissées en vie tombe, sans aucun doute, dans l’humiliation. La première explication est celle des savants qui s’appuient sur les traditions rapportées ; la seconde, celle des tenants du raisonnement — les hommes de raison. Il n’est d’ailleurs pas exclu que ces deux motifs aient conjointement déterminé cet acte. Or, par la puissance d’Allah — majesté et gloire à Lui —, l’homme par la main duquel Pharaon devait périr fut élevé au sein même de