Quant au croyant, Allah — exalté soit-Il — le prendra à part, seul à seul avec lui, sans que personne d’autre ne soit présent. Il lui fera reconnaître ses péchés : « Tu as fait ceci, tu as fait cela, tu as fait telle chose… » Puis, lorsqu’il les aura reconnus, Allah — exalté soit-Il — lui dira : « Je les ai dissimulés pour toi en ce monde, et aujourd’hui, Je te les pardonne. » Quant aux mécréants, ils ne seront pas soumis à ce type de compte, car ils n’ont aucune bonne œuvre susceptible d’effacer leurs mauvaises actions. Leurs œuvres seront plutôt recensées à leur charge ; on les leur fera reconnaître devant tout le monde et elles les couvriront d’opprobre. Puis il sera proclamé à leur sujet devant tous les témoins : ﴿ Voilà ceux qui ont menti contre leur Seigneur. Que la malédiction d’Allah soit sur les injustes ! ﴾ [Hūd : 18].
— Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le délaissement. —
Ainsi s’achève le commentaire de cette immense sourate. Elle est l’une des deux sourates que le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — récitait lors des grands rassemblements. Lors des prières des deux fêtes, il récitait en effet : ﴿ Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut ﴾ et ﴿ T’est-il parvenu le récit de l’Enveloppante ? ﴾ ; il les récitait également lors de la prière du vendredi (1). Il récitait parfois, lors des deux fêtes : ﴿ Qāf. Par le Coran glorieux ! ﴾ et ﴿ L’Heure approche et la lune s’est fendue ﴾ (2), et, lors de la prière du vendredi, les sourates Le Vendredi et Les Hypocrites (3). Il variait ainsi ses récitations, choisissant tantôt les unes, tantôt les autres.
Nous demandons à Allah — exalté soit-Il — de nous compter parmi ceux dont les visages seront rayonnants, satisfaits de leurs efforts, et de veiller sur nous par Sa sollicitude ici-bas et dans l’au-delà. Il est certes capable de toute chose.