ce qu’il aura accompli ; puis il regardera droit devant lui et ne verra devant lui que le Feu. Préservez-vous donc du Feu, ne serait-ce qu’avec une moitié de datte. » (1)
Chacun de nous se retrouvera seul en présence de son Seigneur — glorifié et exalté soit-Il — au Jour de la Résurrection, et Celui-ci lui fera reconnaître ses péchés. Il lui dira : « Tu as fait telle chose tel jour », jusqu’à ce qu’il l’admette et le reconnaisse. Lorsqu’il l’aura admis et reconnu, Allah — exalté soit-Il — dira : « Je les ai dissimulés pour toi en ce monde, et aujourd’hui, Je te les pardonne. » (2) Que de péchés Allah — glorifié et exalté soit-Il — a-t-Il ainsi dissimulés ! Que de péchés avons-nous commis sans que personne n’en sache rien, alors qu’Allah — exalté soit-Il — les connaissait ! Notre devoir face à ces péchés est donc d’implorer le pardon d’Allah — glorifié et exalté soit-Il — et de multiplier les œuvres pieuses qui effacent les mauvaises actions, jusqu’à rencontrer Allah — glorifié et exalté soit-Il — dans un état qu’Il agrée — glorifié et exalté soit-Il.
﴿ Puis c’est à Nous de leur demander compte. ﴾ Nous leur demanderons compte. Les savants ont expliqué que cette reddition des comptes ne consiste pas à soumettre l’homme à un examen minutieux, car si son compte était scruté dans le moindre détail, il serait perdu. Si Allah — glorifié et exalté soit-Il — te demandait minutieusement compte de tout, tu serais perdu. S’Il t’interrogeait rigoureusement sur un seul de Ses bienfaits, tel que la vue, tu ne pourrais trouver aucune de tes œuvres qui puisse compenser ce bienfait. Il en va de même du bienfait de la respiration : le souffle sort et entre sans la moindre difficulté ni la moindre peine. L’homme parle, dort, mange et boit sans pourtant avoir conscience de respirer. Il ne mesure la valeur de la respiration que lorsqu’il est atteint d’un mal qui l’entrave ; c’est alors qu’il se rappelle le bienfait d’Allah. Mais tant qu’il est en bonne santé, il se dit : « C’est tout naturel. » S’il venait toutefois à être pris d’étouffement, il mesurerait la valeur de ce bienfait. Si donc son compte était scruté dans le moindre détail, il serait perdu, comme le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — l’a dit à Aïcha : « Celui dont le compte est examiné dans le moindre détail périra » (3), ou, selon une autre formulation : « sera châtié » (4). Mais voici comment se déroulera la reddition des comptes :