et s’y délectent : « Eux et leurs épouses seront sous des ombrages, accoudés sur des divans. » [Yā Sīn : 56].
« Et des coupes disposées. » Le terme akwāb (coupes) est le pluriel de kūb, qui désigne une coupe ou un récipient semblable. « Disposées » signifie qu’elles ne sont pas tenues hors de leur portée, mais mises à leur disposition : dès qu’ils le souhaitent, ils peuvent y boire l’eau des quatre rivières mentionnées précédemment.
« Et des coussins alignés. » Le terme namāriq (coussins) est le pluriel de nimraqa, qui désigne un coussin ou ce contre quoi l’on s’adosse. « Alignés » de la plus belle manière, de sorte que l’œil en éprouve du plaisir avant même que le corps ne goûte au confort de s’y appuyer.
« Et des tapis étendus. » Les zarābī sont les plus luxueux des tapis. « Étendus », c’est-à-dire déployés en tout lieu.
Ne vous imaginez pas que ces coussins, ces coupes, ces lits et ces tapis — ne vous imaginez pas qu’ils ressemblent à ce qui existe ici-bas. S’ils lui ressemblaient, nous connaîtrions les délices de l’au-delà et nous en connaîtrions la réalité. Or, ils ne ressemblent pas à ceux d’ici-bas, conformément à la parole d’Allah, exalté soit-Il :
« Nulle âme ne sait ce qui lui est réservé comme réjouissances, en récompense de ce qu’ils accomplissaient. » [La Prosternation : 17].
Seuls les noms sont identiques ; les réalités, elles, sont différentes. C’est pourquoi Ibn Abbās — qu’Allah les agrée, lui et son père — a dit : « De ce qui existe ici-bas, il n’y aura dans l’au-delà que les noms. » (1) Nous ne connaissons donc pas la réalité de ces délices mentionnés au sujet du Paradis. Même si nous voyons ici-bas des choses qui portent les mêmes noms, il existe une différence entre les unes et les autres.
« Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés * et le ciel, comment il a été élevé * et les montagnes, comment elles ont été dressées * et la terre, comment elle a été étendue ? * Exhorte donc, car tu n’es qu’un exhortateur * tu n’as sur eux aucun pouvoir * Mais celui qui se détourne et mécroit * Allah lui infligera le plus grand châtiment * C’est vers Nous qu’ils feront retour * puis c’est à Nous qu’il appartiendra de leur demander compte. »