Tafsir al-Uthaymin Juz AmmaIbn al-'Uthaymin

le croit instruit de ce qu’il a récité, il se met alors à l’imiter. Or, il peut se tromper, puis réciter le Coran sans se conformer ni à la lecture de l’exemplaire du Coran ni à celle du récitant qu’il a entendu. Cela constitue un préjudice.

C’est pourquoi Alī a dit : « Parlez aux gens de ce qu’ils connaissent. Voulez-vous qu’Allah et Son Messager soient traités de menteurs ? » (1) Ibn Masūd — qu’Allah l’agrée — a également dit : « Chaque fois que tu rapportes à des gens un propos que leur intelligence ne peut saisir, il devient une source d’épreuve pour certains d’entre eux. » (2)

Lorsque Umar ibn al-Khattāb — qu’Allah l’agrée — entendit Hishām ibn Hakīm réciter un verset d’une manière dont lui-même ne l’avait jamais entendu, il porta leur différend devant le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue. Le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — dit alors à Hishām : « Récite. » Quand il eut récité, le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — déclara : « C’est ainsi qu’il a été révélé. » Puis le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — dit à Umar : « Récite. » Quand il eut récité, le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — déclara : « C’est ainsi qu’il a été révélé. » (3)

En effet, le Coran fut révélé selon sept modes. Les gens le récitaient donc selon ces différents modes, jusqu’à ce que Uthmān — qu’Allah l’agrée — les ramène à un seul lorsque des désaccords surgirent à leur sujet. Craignant — qu’Allah l’agrée — que la divergence ne s’aggrave, il les ramena à un seul mode : celui de Quraysh, car c’est parmi eux que fut envoyé le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — auquel le Coran avait été révélé. Les autres modes tombèrent dans l’oubli.

Si Umar — qu’Allah l’agrée — réagit ainsi envers un Compagnon, que dire alors d’un homme du commun qui t’entend réciter autrement que selon la lecture de l’exemplaire du Coran qu’il connaît ! Louange à Allah : puisque les savants s’accordent à dire qu’il n’est pas obligatoire de réciter selon toutes les lectures et qu’il n’y a aucun mal à s’en tenir à une seule d’entre elles, écarte donc la discorde et ses causes.

(1) Rapporté par al-Bukhārī dans le Livre de la science, chapitre : « De celui qui réserve l’enseignement du savoir à certains plutôt qu’à d’autres, de crainte que ces derniers ne le comprennent pas » (127), sous forme de récit muallaq (« suspendu »). (2) Rapporté par Muslim dans l’Introduction du Livre, chapitre : « L’interdiction de rapporter tout ce que l’on entend » (14). (3) Rapporté par al-Bukhārī dans le Livre des mérites du Coran, chapitre : « Le Coran a été révélé selon sept ahruf (“lettres”) » (4992), et par Muslim dans le Livre de la prière des voyageurs, chapitre : « Explication du fait que le Coran a été révélé selon sept ahruf et exposé de leur signification » (270) (818).
عنده علماً بما قرأ، فذهب يقلده، فربما يخطىء، ثم يقرأ القرآن لا على قراءة المصحف، ولا على قراءة التالي الذي قرأها، وهذه مفسدة. ولهذا قال علّي: «حدثوا الناس بما يعرفون؛ أتحبون أن يكذب الله ورسوله» (١) ، وقال ابن مسعود ﵁: «إنك لا تحدث قوماً حديثاً لا تبلغه عقولهم إلا كان لبعضهم فتنة» (٢) ، وعمر بن الخطاب ﵁ لما سمع هشام بن حكيم يقرأ آية لم يسمعها عمر على الوجه الذي قرأها هشام خاصمه إلى النبي ﷺ، فقال النبي ﷺ لهشام: «اقرأ» ، فلما قرأ قال النبي ﷺ: «هكذا أنزلت» ، ثم قال النبي ﷺ لعمر: «اقرأ» ، فلما قرأ قال النبي ﷺ: «هكذا أُنزلت» (٣) ؛ لأن القرآن أنزل على سبعة أحرف، فكان الناس يقرؤون بها حتى جمعها عثمان ﵁ على حرف واحد حين تنازع الناس في هذه الأحرف، فخاف ﵁ أن يشتد الخلاف، فجمعها في حرف واحد ـ وهو حرف قريش؛ لأن النبي ﷺ الذي نزل عليه القرآن بُعث منهم؛ ونُسيت الأحرف الأخرى؛ فإذا كان عمر ﵁ فعل ما فعل بصحابي، فما بالك بعامي يسمعك تقرأ غير قراءة المصحف المعروف عنده! والحمد لله: مادام العلماء متفقين على أنه لا يجب أن يقرأ الإنسان بكل قراءة، وأنه لو اقتصر على واحدة من القراءات فلا بأس؛ فدع الفتنة، وأسبابها.
(١) أخرجه البخاري، كتاب العلم، باب: من خص بالعلم قوماً دون قوم كراهية ألا يفهموا (١٢٧) معلقاً (٢) أخرجه مسلم مقدمة الكتاب باب النهي عن الحديث بكل ما سمع (١٤) . (٣) أخرجه البخاري، كتاب فضائل القرآن باب: أنزل القرآن على سبعة أحرف (٤٩٩٢) ومسلم كتاب صلاة المسافرين، باب بيان أن القرآن أنزل على سبعة أحرف وبيان معناها (٢٧٠) (٨١٨) .

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