Quant à Sa parole : ﴿Et mentionne le nom de son Seigneur, puis accomplit la prière﴾, elle signifie qu’il évoque Allah. Toutefois, Allah — glorifié et exalté soit-Il — a mentionné le terme « nom » afin de montrer qu’il s’agit d’une évocation prononcée par la langue : l’homme dit, par exemple, « Gloire et pureté à Allah », « Louange à Allah » et « Allah est le plus grand » ; il mentionne ainsi le nom d’Allah. Cela désigne également l’évocation du nom d’Allah — exalté soit-Il — à travers l’adoration qu’on Lui voue. Les ablutions entrent donc dans le rappel du nom d’Allah. Premièrement, parce que l’homme ne les accomplit que pour se conformer à l’ordre d’Allah. Deuxièmement, parce qu’il dit en les commençant : « Au nom d’Allah », puis, lorsqu’il les achève : « J’atteste que nulle divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Ô Allah, fais de moi l’un de ceux qui se repentent sans cesse et l’un de ceux qui se purifient. »
Le sermon du vendredi relève lui aussi du rappel d’Allah — puissant et majestueux soit-Il —, conformément à Sa parole : ﴿Ô vous qui avez cru ! Lorsque l’appel à la prière est lancé le vendredi, rendez-vous au rappel d’Allah et délaissez le commerce﴾ [Le Vendredi : 9]. Sur cette base, certains savants ont expliqué que ﴿Et mentionne le nom de son Seigneur﴾ désigne le prédicateur du vendredi, tandis que ﴿puis accomplit la prière﴾ signifie : la prière du vendredi. Ce verset englobe ainsi toutes les prières précédées d’un rappel. Or, toute prière est précédée d’un rappel, puisque l’homme accomplit ses ablutions peu avant de prier, mentionne le nom d’Allah, puis accomplit la prière.
L’avis correct est toutefois que sa portée est plus générale et qu’il désigne toute évocation du nom d’Allah — puissant et majestueux soit-Il. Autrement dit, chaque fois que l’homme mentionne le nom d’Allah, il en tire une exhortation, se tourne vers Allah et prie. Quant à la prière, elle est bien connue : c’est une adoration constituée de paroles et d’actes, qui débute par la proclamation « Allah est le plus grand » et s’achève par le salut final.
Puis Allah — exalté soit-Il — dit : ﴿Mais vous préférez la vie présente, alors que l’au-delà est meilleur et plus durable﴾. La particule bal — ﴿Mais﴾ — marque ici le passage à un autre propos, car bal — ﴿Mais﴾ — peut servir soit à récuser ce qui précède, soit à opérer une transition. Allah — glorifié et exalté soit-Il — passe donc ici à l’exposé de la condition de l’être humain : celui-ci préfère la vie présente parce qu’elle est immédiate. Or, l’homme a été créé empressé et aime ce qui ne se fait pas attendre ; aussi le voit-on préférer la vie présente. Celle-ci correspond réellement à son appellation : elle est proche dans le temps et inférieure par sa nature. Quant à sa proximité temporelle, elle tient au fait qu’elle