ce que l’être humain prononce à voix haute, de manière audible. ﴿ Et ce qui demeure caché ﴾, c’est-à-dire ce qui est dissimulé et n’est pas manifesté, car Allah le connaît, comme Il dit — exalté soit-Il — : ﴿ Nous avons certes créé l’homme et Nous savons ce que son âme lui suggère. ﴾ [Qāf : 16]. Il connaît donc — majestueux et sublime soit-Il — ce qui est exprimé à voix haute, tout comme Il connaît ce qui demeure caché.
﴿ Et Nous te faciliterons l’accès à la voie la plus aisée. ﴾ C’est là encore une promesse d’Allah — majestueux et sublime soit-Il — à Son Messager — qu’Allah prie sur lui ainsi que sur sa famille et le salue — : Il lui faciliterait l’accès à la voie la plus aisée, c’est-à-dire que ses affaires lui seraient facilitées, tout particulièrement dans l’obéissance à Allah — majestueux et sublime soit-Il.
Lorsque le Prophète — qu’Allah prie sur lui ainsi que sur sa famille et le salue — annonça qu’il n’est personne dont la place au Paradis et la place en Enfer n’aient déjà été inscrites — la place de chaque fils d’Adam au Paradis, s’il compte parmi ses habitants, et sa place en Enfer, s’il compte parmi les habitants de l’Enfer, sont inscrites —, ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Ne devrions-nous pas délaisser les œuvres et nous en remettre à ce qui a été inscrit ? » Il répondit : « Non. Œuvrez, car chacun se verra faciliter ce pour quoi il a été créé. » Ceux qui sont voués au bonheur se verront faciliter les œuvres des gens du bonheur, tandis que ceux qui sont voués au malheur se verront faciliter les œuvres des gens du malheur. Puis il récita la parole d’Allah — exalté soit-Il — : ﴿ Quant à celui qui donne, craint Allah et croit en la plus belle récompense, Nous lui faciliterons l’accès à la voie la plus aisée. ﴾ (1)
Ce hadith réduit à néant l’argument de celui qui invoque le destin pour justifier ses désobéissances envers Allah : il Lui désobéit, puis affirme que cela était inscrit à son encontre. Ce n’est nullement un argument, car le Messager — qu’Allah prie sur lui ainsi que sur sa famille et le salue — a dit : « Œuvrez, car chacun se verra faciliter ce pour quoi il a été créé. » Quelqu’un t’empêcherait-il d’accomplir une œuvre pieuse si tu le voulais ? Jamais.
Quelqu’un te forcerait-il à commettre un péché si tu ne le voulais pas ? Jamais, personne. Ainsi, si quelqu’un te contraignait à un péché et t’y forçait, aucun péché ne te serait imputé, et ton acte n’entraînerait pas les conséquences qui s’attachent au même acte lorsqu’il est commis librement. Même au sujet de la mécréance, qui est le plus grave des péchés, Allah — exalté soit-Il — a dit : ﴿ Quiconque renie Allah après avoir cru — excepté celui qui y est contraint tandis que son cœur demeure serein dans la foi —, mais ceux qui ouvrent