Exégèse de la sourate Le Très-Haut
﴿ Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. ﴾
﴿ Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut, qui a créé puis harmonieusement façonné, qui a déterminé puis guidé, et qui a fait pousser le pâturage, avant d’en faire un chaume desséché et noirâtre. Nous te ferons réciter, et tu n’oublieras pas, sauf ce qu’Allah voudra. Il connaît certes ce qui est manifeste comme ce qui est caché. Nous te faciliterons la voie la plus aisée. Rappelle donc, si le rappel est profitable. Celui qui craint se rappellera, tandis que le plus misérable s’en détournera, lui qui brûlera dans le Feu immense, où il ne mourra ni ne vivra. ﴾
Nous avons déjà traité de la basmala : c’est un verset indépendant du Livre d’Allah. Elle ne fait partie ni de la Fātiha, ni d’Al-Baqara, ni d’Āl Imrān, ni d’aucune autre sourate du Coran. Il s’agit plutôt d’un verset indépendant, révélé au début de chaque sourate, à l’exception de la sourate Barā’a.
﴿ Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut. ﴾ Cette parole s’adresse ici au Messager — qu’Allah prie sur lui ainsi que sur sa famille et le salue. Or, les discours adressés au Messager dans le noble Coran se répartissent en trois catégories :
Première catégorie : une preuve établit que le discours lui est propre ; il ne concerne alors que lui.
Deuxième catégorie : une preuve établit qu’il est général ; sa portée est alors générale.
Troisième catégorie : aucune preuve n’indique ni l’un ni l’autre. Le discours lui est alors propre dans sa formulation, mais son statut s’applique aussi bien à lui qu’à la communauté.
Un exemple de la première catégorie est la parole d’Allah — exalté soit-Il — : ( N’avons-Nous pas ouvert pour toi ta poitrine