sous la forme d’un livre déployé. Il lui sera dit : ﴿ Lis ton livre ! Aujourd’hui, tu te suffis à toi-même pour faire ton propre compte. ﴾ [Le Voyage nocturne : 14]
Ces gardiens consignent tout ce que l’être humain accomplit, en paroles comme en actes, que cela soit manifeste — telles les paroles prononcées par sa langue et les œuvres accomplies par ses membres — ou intérieur. Même les croyances qu’il nourrit dans son cœur sont portées à son compte, conformément à la parole d’Allah — exalté soit-Il — : ﴿ Nous avons certes créé l’homme et savons ce que son âme lui suggère, car Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire, lorsque les deux scribes, assis l’un à droite et l’autre à gauche, recueillent ses œuvres. Il ne prononce aucune parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à la consigner. ﴾ [Qāf : 16-18]
Ce gardien veille donc sur les œuvres des fils d’Adam. Il existe d’autres gardiens qu’Allah a mentionnés dans Sa parole : ﴿ Il a devant lui et derrière lui des gardiens qui se relaient et le protègent sur l’ordre d’Allah. ﴾ [Le Tonnerre : 11]
﴿ Que l’homme considère donc de quoi il a été créé. ﴾ La lettre lām exprime ici l’ordre. Le regard dont il est question est celui de la méditation et du discernement intérieur. Autrement dit, que l’être humain réfléchisse : de quoi a-t-il été créé ? A-t-il été créé de fer ? D’acier ? D’une matière dure et résistante ? La réponse à ces questions est qu’il ﴿ a été créé d’un liquide jaillissant ﴾ : le liquide séminal de l’homme. Dans d’autres versets, Allah — exalté soit-Il — le décrit comme un liquide vil et faible, dont l’écoulement n’est pas semblable à celui d’une eau ordinaire coulant librement. Dans un autre verset encore, Il le qualifie de goutte, c’est-à-dire d’une faible quantité de liquide. Voilà ce à partir de quoi l’être humain a été créé.
Il est étonnant que l’être humain, créé à partir de ce liquide vil, puisse ensuite avoir un cœur plus dur que la pierre — qu’Allah nous en préserve —, hormis celui dont Allah a attendri le cœur pour accueillir Sa religion.
Il explique ensuite que ce liquide jaillissant ﴿ sort d’entre la colonne vertébrale et le haut de la poitrine ﴾ : d’entre la colonne vertébrale de l’homme et le haut de sa poitrine. Cela montre la profondeur à laquelle ce liquide prend sa source et qu’il provient d’un endroit bien protégé du corps. Certains savants ont toutefois dit que ﴿ d’entre la colonne vertébrale ﴾ désignait celle de l’homme, tandis que ﴿ le haut de la poitrine ﴾ désignait celui de la femme. Mais cette interprétation va à l’encontre du sens apparent des termes. L’avis juste est que le liquide qui sort d’entre la colonne vertébrale et le haut de la poitrine est celui de l’homme, car Allah — exalté soit-Il —