Tafsir al-Uthaymin Juz AmmaIbn al-'Uthaymin

﴾ Le Glorieux ﴿ admet deux lectures : al-majīdi — au génitif — et al-majīdu — au nominatif. Selon la première, ce qualificatif se rapporte au Trône ; selon la seconde, il se rapporte au Seigneur — glorifié et exalté soit-Il. Les deux sont justes : le Trône est glorieux, tout comme le Seigneur — glorifié et exalté soit-Il — est Glorieux. Nous disons d’ailleurs dans le tashahhud (l’attestation prononcée pendant la prière) : « Tu es certes Digne de louange et Glorieux. »

﴾ Il accomplit tout ce qu’Il veut. ﴿ Allah — exalté soit-Il — est ici décrit comme Celui qui accomplit tout ce qu’Il veut. Tout ce qu’Il veut, Il le fait, et rien ne peut L’en empêcher, car la royauté des cieux et de la Terre Lui appartient. Nul ne peut donc L’empêcher de faire ce qu’Il veut dans Son royaume. Cela est semblable à Sa parole : ﴾ Allah égare les injustes, et Allah fait ce qu’Il veut. ﴿ (Ibrāhīm : extrait du verset 27). Quant aux créatures, quelles qu’elles soient, elles ne peuvent pas faire tout ce qu’elles veulent.

Elles peuvent même vouloir une chose d’une volonté ferme ; mais si Allah ne veut pas que cette chose se produise de leur part, Il les en détourne, les en empêche et fait obstacle à son accomplissement. Le Seigneur — béni et exalté soit-Il — accomplit, Lui, tout ce qu’Il veut. Lorsqu’Il veut une chose, Il lui dit : « Sois ! », et elle est.

Ce noble verset affirme donc qu’Allah possède, à l’égard de Sa création et des actes des créatures, une volonté parfaite et complète. Aucun acte humain ne se produit sans la volonté d’Allah, comme Il le dit — glorifié soit-Il : ﴾ Pour celui d’entre vous qui veut suivre la voie droite. Mais vous ne le voudrez que si Allah, Seigneur des mondes, le veut. ﴿ (al-Takwīr : 28-29). Allah — glorifié soit-Il — explique ainsi que la volonté des serviteurs dépend de Sa propre volonté. Il dit également : ﴾ Si Allah l’avait voulu, ceux qui vinrent après eux ne se seraient pas entretués après que les preuves évidentes leur furent parvenues. Mais ils divergèrent : certains crurent, tandis que d’autres mécrurent. Si Allah l’avait voulu, ils ne se seraient pas entretués ; mais Allah fait ce qu’Il veut. ﴿ (al-Baqara : extrait du verset 253).

La volonté d’Allah englobe donc aussi bien Ses propres actes que ceux des serviteurs. Je vais vous en donner un exemple : que je prononce ces paroles-ci, d’autres paroles ou celles qui les ont précédées, toutes mes paroles se produisent par la volonté d’Allah. S’Il avait voulu que je ne parle pas, je n’aurais pas parlé et j’en aurais été incapable. Lorsqu’Il veut que je parle, je parle : la volonté de parler naît alors dans mon cœur, puis je m’exprime. Voilà pourquoi Il dit — glorifié et exalté soit-Il : ﴾ Il accomplit tout ce qu’Il veut. ﴿ (al-Burūj : 16).

Puis Allah — exalté soit-Il — dit : ﴾ T’est-il parvenu le récit des armées ? ﴿ (al-Burūj : 17).

Cette parole s’adresse au Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — ou à toute personne susceptible d’être ainsi interpellée. L’interrogation vise ici à attirer l’attention, car une chose présentée sous la forme d’une question retient davantage l’attention de l’homme. Le terme « armées » est le pluriel d’« armée ». Son sens reste ici indéterminé, mais Allah l’explicite en disant : ﴾ Pharaon et Thamūd. ﴿ (al-Burūj : 18). Autrement dit : le récit de ce qui leur advint t’est-il parvenu ? La réponse est oui : leur récit nous est parvenu. Allah — glorifié soit-Il — nous a relaté, au sujet de Pharaon et de Thamūd, des événements dont peut tirer leçon quiconque a un cœur ou prête attentivement l’oreille en étant pleinement présent.

Allah — exalté soit-Il — a mentionné l’histoire de Pharaon dans de nombreux versets et plusieurs sourates, car elle constitue un prélude à la mission de Moïse — sur lui la paix. Or, comme chacun le sait, Moïse fut envoyé aux fils d’Israël. Allah — glorifié soit-Il — a relaté à Son Messager — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — davantage d’éléments sur Moïse que sur tout autre prophète. En effet, le Prophète allait émigrer à Médine, où se trouvaient trois tribus juives. Le Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — connaissait donc de nombreux éléments de leur histoire, afin d’être prêt à débattre avec eux et à leur opposer les preuves de la vérité, sans que rien de leur situation ne lui échappe.

Pharaon était le souverain d’Égypte. Mais « Pharaon » était-il le nom propre d’un individu, ou bien le titre donné à tout mécréant ayant régné sur l’Égypte ? Certains savants ont dit qu’il s’agissait du nom propre d’un individu : celui auquel Moïse — sur lui la paix — fut envoyé s’appelait donc Pharaon. D’autres ont affirmé qu’il s’agissait d’un titre désignant tout mécréant ayant régné sur l’Égypte, à l’instar de Khosroès pour tout souverain des Perses, d’Héraclius pour tout souverain des Byzantins ou du Négus pour tout souverain d’Abyssinie, et ainsi de suite.

Ce Pharaon était un tyran obstiné, arrogant et despotique, qui prétendait être le Seigneur, comme lorsqu’il déclara : ﴾ Je suis votre seigneur, le Très-Haut. ﴿ (al-Nāzi‘āt : extrait du verset 24). Il revendiqua également la divinité en disant : ﴾ Je ne vous connais aucune autre divinité que moi. ﴿ (al-Qasas : extrait du verset 38). Il se moquait de Moïse — sur lui la paix — et des signes que celui-ci avait apportés, le défiait et lui disait ouvertement, en face : ﴾ Je pense vraiment, ô Moïse, que tu es ensorcelé. ﴿ (al-Isrā : extrait du verset 101). Se targuant de sa supériorité sur Moïse devant son peuple, il disait : ﴾ Pharaon fit une proclamation à son peuple : “Ô mon peuple ! Le royaume d’Égypte ne m’appartient-il pas, ainsi que ces fleuves qui coulent à mes pieds ? Ne voyez-vous donc pas ? Ne suis-je pas meilleur que cet homme méprisable qui sait à peine s’exprimer ? Pourquoi ne lui a-t-on pas lancé des bracelets d’or ? Pourquoi les anges ne sont-ils pas venus en sa compagnie ?” ﴿ (al-Zukhruf : 51-53).

Quel fut alors le résultat ? Ceux-là mêmes qui étaient les plus experts dans sa ruse, à savoir les magiciens, cessèrent de croire en lui. Les magiciens réunirent tout ce qu’ils possédaient comme magie et vinrent affronter Moïse — sur lui la paix. Celui-ci avait apporté un signe qui ressemblait à de la magie, mais qui n’en était pas : c’était bien un signe d’Allah — glorifié et exalté soit-Il. Il lui suffisait de poser à terre le bâton qu’il tenait pour que celui-ci se transforme en un serpent qui se mouvait.

Tous les magiciens furent réunis en un lieu déterminé : ﴾ Nous t’apporterons assurément une magie semblable. Fixe donc entre nous et toi un rendez-vous auquel ni nous ni toi ne manquerons, en un lieu bien dégagé. ﴿ (Tā-Hā : 58), c’est-à-dire un lieu plat et découvert, afin que les gens puissent voir la magie et les œuvres des magiciens. Moïse leur dit alors : ﴾ Votre rendez-vous sera le jour de la fête, et que les gens soient rassemblés dans la matinée. ﴿ (Tā-Hā : 59).

Le jour de la fête était leur jour de célébration, durant lequel les foules se réunissaient en grand nombre et où les gens se félicitaient mutuellement. Ils se rassemblèrent donc au moment et au lieu fixés, et les gens furent réunis dans la matinée, en plein jour. Les magiciens lancèrent les cordes et les bâtons qu’ils tenaient, et leur magie donna aux personnes présentes l’illusion que ceux-ci se mouvaient. Moïse ressentit alors de la crainte en lui-même, car il venait d’assister à une scène impressionnante et à une ruse considérable. Allah — glorifié et exalté soit-Il — lui révéla de jeter son bâton, qui se mit aussitôt à engloutir leurs artifices.

Les magiciens comprirent alors que Moïse était véridique et qu’il n’était pas magicien. S’il l’avait été, il n’aurait pas pu triompher d’eux par sa magie. Ils crurent donc en Moïse — sur lui la paix — et rejetèrent Pharaon, le tyran. Ils dirent : ﴾ Nous croyons au Seigneur des mondes. ﴿ (al-Shu‘arā : 47). Ils tinrent tête à Pharaon, le défièrent et se retournèrent contre lui. Finalement, Allah noya Pharaon dans cette eau dont il se vantait la veille encore.

Quant à Thamūd, Allah leur avait accordé tant de puissance et de force qu’ils taillaient avec habileté des demeures dans les montagnes et édifiaient des palais dans les plaines. Lorsqu’ils traitèrent leur messager Sālih — sur lui la paix — de menteur, Allah les anéantit par une secousse et un cri assourdissant. Ils périrent jusqu’au dernier et se retrouvèrent gisants, sans vie, dans leurs demeures. Le récit de Pharaon et de Thamūd comporte deux enseignements.

Le premier est de réconforter et d’affermir le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — en lui faisant savoir que Celui qui avait autrefois secouru Ses messagers le soutiendrait, le secourrait et le renforcerait. Cela affermit sans aucun doute la résolution et stimule les ardeurs dans l’appel à Allah et la transmission de Ses messages.

Le second enseignement consiste en une menace et un avertissement sévères adressés aux Qurayshites qui avaient traité le Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — de menteur et se tenaient aux aguets contre lui. Ils n’étaient pas plus puissants que Pharaon et Thamūd ; ceux-ci furent pourtant frappés par la destruction et l’anéantissement, et la sentence du châtiment s’accomplit contre eux.

Allah — glorifié soit-Il — dit : ﴾ Mais ceux qui ont mécru persistent dans le démenti. ﴿ (al-Burūj : 19).

Cela signifie que ceux qui ont mécru en Muhammad — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — sont plongés dans le démenti, comme si celui-ci les submergeait et les cernait de toutes parts. Cette formulation est ici plus éloquente que : ﴾ Mais ceux qui ont mécru traitent cela de mensonge. ﴿ (al-Inshiqāq : 22). Dans un autre contexte, toutefois, la formule « traitent cela de mensonge » peut être plus éloquente. En effet, le Coran peut employer deux formulations différentes dans deux passages distincts, chacune étant la plus éloquente dans le contexte où elle apparaît.

L’expression « ceux qui ont mécru » englobe quiconque mécroit en Allah et en Son Messager, qu’il s’agisse des polythéistes, des juifs, des chrétiens ou d’autres encore. Depuis l’avènement du Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve —, les juifs et les chrétiens ne suivent plus une religion agréée par Allah, et leurs religions ne leur sont d’aucune utilité. En effet, le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — est le dernier des prophètes : quiconque ne croit pas en lui ne possède rien de la religion qu’il prétend suivre.

Bien plus, celui qui ne croit pas en un seul messager mécroit en tous les messagers. Par exemple, celui qui ne croit pas que Noé fut un messager, même s’il croit aux autres prophètes, traite également les autres messagers de menteurs. La preuve en est la parole d’Allah : ﴾ Le peuple de Noé traita les messagers de menteurs. ﴿ (al-Shu‘arā : 105). Allah — exalté soit-Il — explique ainsi que le peuple de Noé traita l’ensemble des messagers de menteurs, bien qu’il n’ait connu que son propre messager, Noé — sur lui la paix.

De même, celui qui traite Muhammad — qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve — de menteur traite aussi de menteurs les autres messagers et prophètes d’Allah. Si les juifs prétendent suivre une religion et la Torah apportée par Moïse, nous leur disons : « Vous mécroyez en Moïse — sur lui la paix — et vous mécroyez en la Torah. » Et si les chrétiens, qui se nomment aujourd’hui « chrétiens », prétendent être croyants

﴿المجيد﴾ فيها قراءتان (المجيدِ) و (المجيدُ) فعلى القراءة الأولى تكون وصفاً للعرش، وعلى الثانية تكون وصفًّا للرب ﷿، وكلاهما صحيح فالعرش مجيد، وكذلك الرب ﷿ مجيد، ونحن نقول في التشهد إنك حميد مجيد. ﴿فعال لما يريد﴾ هذا وصف لله تعالى بأنه الفعال لما يريد فكل ما أراده سبحانه فهو يفعله، ولا يمنعه من فعله مانع؛ لأن له ملك السموات والأرض، ولا يمنعه أحد من أن يفعل في ملكه ما يشاء؛ وهذا كقوله تعالى:) وَيُضِلُّ اللَّهُ الظَّالِمِينَ وَيَفْعَلُ اللَّهُ مَا يَشَاء) (ابراهيم: من الآية٢٧) فالخلق كلهم مهما كانوا لا يستطيعون أن يفعلوا ما يشاءونه. بل قد يريدون الشيء إرادة جازمة، ولكن إذا لم يرد الله أن يقع منهم ذلك الشيء صرفهم الله عن فعله، ومنعهم منه، وحال بينهم وبين تنفيذه، أما الرب ﵎ فإنه فعال لما يريد، فإذا أراد شيئاً قال له كن فيكون، ففي هذه الآية الكريمة إثبات إرادة الله إرادة كاملة تامة في خلقه وفيما يتعلق بأفعال الخلق، فلا يكون فعل من الناس إلا بإرادة الله، كما قال سبحانه:) لِمَنْ شَاءَ مِنْكُمْ أَنْ يَسْتَقِيمَ*وَمَا تَشَاءُونَ إِلَّا أَنْ يَشَاءَ اللَّهُ رَبُّ الْعَالَمِينَ) (التكوير ٢٨-٢٩) . فبين الله سبحانه في هذه الآية أن مشيئة العباد مرتبطة بمشيته هو سبحانه، كما قال:) وَلَوْ شَاءَ اللَّهُ مَا اقْتَتَلَ الَّذِينَ مِنْ بَعْدِهِمْ مِنْ بَعْدِ مَا جَاءَتْهُمُ الْبَيِّنَاتُ وَلَكِنِ اخْتَلَفُوا فَمِنْهُمْ مَنْ آمَنَ وَمِنْهُمْ مَنْ كَفَرَ وَلَوْ شَاءَ اللَّهُ مَا اقْتَتَلُوا وَلَكِنَّ اللَّهَ يَفْعَلُ مَا يُرِيدُ) (البقرة: من الآية٢٥٣) فإرادة الله شاملة لما يكون من فعله، ولما يكون من فعل العباد وأضرب لكم مثلاً بذلك: فأنا لو تكلمت بكلامي هذا أو بغيره أو ما سبقه من الكلام، فكل كلامي كائن بإرادة الله، ولو شاء الله ألا أتكلم ما تكلمت ولعجزت عن الكلام وإذا شاء ان اتكلم تكلمت فتنبعث من قلبي إرادة للكلام فأتكلم. ولهذا قال سبحانه وتعال:) فَعَّالٌ لِمَا يُرِيدُ) (البروج: ١٦) ، ثم قال تعالى:) هَلْ أَتَاكَ حَدِيثُ الْجُنُودِ) (البروج: ١٧) والخطاب هنا موجه لرسول الله ﷺ أو لكل من يصح أن يتوجه إليه بالخطاب، والاستفهام للتنبيه. لأن الشيء إذا جاء بالاستفهام انتبه له الإنسان أكثر (الجنود) جمع جند وهو هنا مبهم لكنه فسره بقوله:) فِرْعَوْنَ وَثَمُودَ) (البروج: ١٨) يعني هل أتاك خبرهم،؟ والجواب نعم، أتانا خبرهم فقد قص الله ﷾ علينا من نبأ فرعون ونبا ثمود ما فيه العبرة لمن كان له قلب أو ألقى السمع وهو شهيد. فقصة فرعون ذكرها الله تعالى في آيات كثيرة وفي سور متعددة كمقدمة بين يدي سلف موسى ﵇ وكما هو معروف أن موسى مبعوث لبني اسرائيل، وقص الله سبحانه على رسول الله صلى الله عيله وسلم من نبأ موسى ﵇ مالم يقصه من نبأ غيره، لأن النبي ﷺ سوف يكون مهاجره إلى المدينة التي بها ثلاث قبائل من اليهود، فكان رسول الله ﷺ يعلم من نبأهم الشيء الكثير من أجل أن يكون على استعداد لمناظرتهم ومجادلتهم بالحق حتى لا يخفى عليه من أمرهم شيء.. وفرعون ملك مصر، وهل هو علم شخص يسمى باسم فرعون أم وصف لكل من ملك مصر وهو كافر؟ من العلماء من قال: إنه علم شخص أي أنه الذي أرسل إليه موسى ﵇ هو فرعون وهذا اسمه، ومنهم من قال: أنه علم وصف لكل من ملك مصر كافراً، كما يقال: كسرى لكل من ملك الفرس، وهرقل لكل من ملك الروم، والنجاشي لكل من ملك الحبشة، وما أشبه ذلك.. وفرعون هذا كان جباراً عنيداً متكبراً يدعي أنه الرب كما قال:) أَنَا رَبُّكُمُ الْأَعْلَى) (النازعات: من الآية٢٤) وأدعى أيضاً الألوهية حينما قال:) مَا عَلِمْتُ لَكُمْ مِنْ إِلَهٍ غَيْرِي) (القصص: من الآية٣٨) وكان يستهزئ بموسى ﵇ وبما جاء به من الآيات ويتحداه، ويقول له صراحةً وجهاً لوجه:) إِنِّي لَأَظُنُّكَ يَا مُوسَى مَسْحُوراً) (الاسراء: من الآية١٠١) ويفتخر على موسى وعلى قومه فيقول:) وَنَادَى فِرْعَوْنُ فِي قَوْمِهِ قَالَ يَا قَوْمِ أَلَيْسَ لِي مُلْكُ مِصْرَ وَهَذِهِ الْأَنْهَارُ تَجْرِي مِنْ تَحْتِي أَفَلا تُبْصِرُونَ* أَمْ أَنَا خَيْرٌ مِنْ هَذَا الَّذِي هُوَ مَهِينٌ وَلا يَكَادُ يُبِينُ *فَلَوْلا أُلْقِيَ عَلَيْهِ أَسْوِرَةٌ مِنْ ذَهَبٍ أَوْ جَاءَ مَعَهُ الْمَلائِكَةُ مُقْتَرِنِينَ) (الزخرف: ٥١- ٥٣) فماذا كانت النتيجة؟ أن كفر به أخص الناس بكيده وهم السحره، فإن السحرة لما جمعوا كل من عندهم من السحر، وجاءوا لمقابلة موسى ﵇ حيث إن موسى ﵇ أتى بآية تشبه السحر، ولكنها ليست بسحر، بل آية من آيات الله ﷿، وهي أن يضع العصى التي معه على الأرض فتنقلب حية تسعى، وجمع السحرة كلهم في مكان حدد) فَلَنَأْتِيَنَّكَ بِسِحْرٍ مِثْلِهِ فَاجْعَلْ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ مَوْعِداً لا نُخْلِفُهُ نَحْنُ وَلا أَنْتَ مَكَاناً سُوَىً) (طه: ٥٨) يعني مكاناً مستوياً منبسطاً حتى يشاهد الناس ما يشاهدون من السحر وأعمال السحرة. فقال لهم:) قَالَ مَوْعِدُكُمْ يَوْمُ الزِّينَةِ وَأَنْ يُحْشَرَ النَّاسُ ضُحىً) (طه: ٥٩) ويوم الزينة هو يوم عيدهم، وهو يوم تكثر فيه الجموع لتهنئة بعضهم بعضاً، واجتمعوا في الموعد المحدد والمكان المعين، وحشر الناس ضحى في رابعة النهار ن وألقى السحرة ما بأيديهم من الحبال والعصى، وخيل إلى الحاضرين من سحرهم أنها تسعى، فأوجس في نفسه خيفة موسى، لأنه شاهد أمراً عظيماً وكيداً كبيراً، فأوحى الله ﷿ إليه أن يلقي عصاه، فإذا هي تلقف ما يأفكون، وحينئذٍ علم السحرة أن موسى صادق وليس بساحر، لأنه لو كان ساحراً ما استطاع أن يغلبهم بسحره، فآمن السحرة بموسى ﵇، وكفروا بفرعون الطاغية، وقالوا:) قَالُوا آمَنَّا بِرَبِّ الْعَالَمِينَ) (الشعراء: ٤٧) ووقفوا في وجه فرعون وتحدوه وانقلبوا عليه، وفي النهاية أغرق الله فرعون في الماء الذي كان يفتخر به بالأمس. أما ثمود: فإن الله أعطاهم قدرة وقوة حتى كانوا ينحتون من الجبال بيوتاً فارهين، ويتخذوا من القصور سهولاً، وعندما كذبوا رسولهم صالح ﵇ أهلكهم الله برجفة وصيحة، فهلكوا عن بكرة أبيهم، فأصبحوا فب ديارهم جاثمين. وكان من نبأ فرعون وثمود فائدتان: الأولى: تسلية النبي ﷺ وتقويته، وأن الذي نصر رسله من قبل سوف يؤيده وينصره ويعززه، وهذا لا شك أنه يقوي العزيمة، ويشحذ الهمم في الدعوة إلى الله وتبليغ رسالاته. والفائدة الثانية: تهديد ووعيد شديد لقريش الذين كذبوا رسول الله ﷺ ووقفوا له بالمرصاد، وأنهم ليسوا أشد قوة من فرعون وثمود، ومع ذلك أصابهم الدمار والهلاك ووقع عليهم كلمة العذاب.. قال سبحانه:) بَلِ الَّذِينَ كَفَرُوا فِي تَكْذِيبٍ) (البروج: ١٩) اي إن الذين كفروا بمحمد ﷺ تكذيب، وكأنهم منغمسون في التكذيب، والتكذيب محيط بهم من كل جانب وهذا أبلغ من قوله:) بَلِ الَّذِينَ كَفَرُوا يُكَذِّبُونَ) (الانشقاق: ٢٢) في هذا الموضع وقد تكون (يكذبون) أبلغ في موضع آخر غير هذا الموضع لأن القرآن قد يأتي بالكلمتين المختلفتين في موضعين وتكون كل واحدة منهما في موضعها أبلغ من الآخرى، والذين كفروا يشمل كل من كفر بالله ورسوله سواء كان من المشركين أو من اليهود أو من النصارى، أو غيرهم، وذلك لأن اليهود والنصارى الآن وبعد بعثة الرسول الله ﷺ ليسوا على دين مرضي عند الله ولا تنفعهم أديانهم لأنه - أي النبي ﷺ خاتم الأنبياء فمن لم يؤمن به فليس على شيء من دينه، بل إن لم يؤمن برسول واحد من الرسل فهو كافر بجميع الرسل، فمثلاً من لم يؤمن بنوح أنه رسول ولو آمن بغيره من الأنبياء فإنه مكذب لغيره من الرسل والدليل على ذلك قوله:) كَذَّبَتْ قَوْمُ نُوحٍ الْمُرْسَلِينَ) (الشعراء: ١٠٥) فبين الله تعالى ان قوم نوح كذبوا جملة الرسل مع أنهم لم يدركوا إلا رسولهم وهو نوح ﵇، وكذلك الذي كذب محمداً ﷺ هو مكذب لغيره من رسل الله وأنبيائه، فإذا ادعت اليهود أنهم على دين وأنهم يتبعون التوراة التي جاء بها موسى نقول لهم: أنتم كافرون بموسى ﵇ كافرون بالتوراة، وإذا ادعت النصارى الذين يسمون أنفسهم اليوم (بالمسيحيين) أنهم مؤمنون

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