devant elle : celui-là commet une forme majeure d’association qui l’exclut de l’islam. De même, celui qui introduit dans la religion d’Allah une pratique qui n’en fait pas partie — par exemple en instituant des formules déterminées d’évocation à un moment déterminé — ne verra pas son œuvre acceptée, même s’il s’agit d’évoquer Allah en proclamant Sa transcendance, en Le louant, en proclamant Sa grandeur ou Son unicité. Dès lors qu’il organise cette pratique selon des modalités que la Sunna n’a pas prescrites, elle n’est pas agréée auprès d’Allah — exalté soit-Il —, car il accomplit une œuvre qui n’est conforme ni au commandement d’Allah ni à celui de Son Messager.
L’essentiel est donc qu’Allah a posé comme condition, avec la foi, l’accomplissement d’œuvres vertueuses. Nous comprenons ainsi qu’il ne convient pas de mettre constamment l’accent sur la croyance en disant : « Nous adhérons à la croyance islamique, à ceci et à cela », sans mentionner les œuvres. La croyance seule ne suffit pas : les œuvres sont indispensables. Lorsque tu dis que nous adhérons à la croyance islamique, il convient donc d’ajouter : « et nous accomplissons des œuvres vertueuses. » En effet, Allah associe toujours la foi — qui englobe la croyance — aux œuvres vertueuses, afin que l’être humain ne soit pas dépourvu de telles œuvres. La croyance seule, quant à elle, ne lui est d’aucune utilité.
Si quelqu’un dit : « Je crois en Allah », mais n’accomplit aucune œuvre, où donc est sa foi en Allah ? C’est pourquoi l’avis prépondérant parmi ceux des savants est que celui qui délaisse la prière est mécréant d’une mécréance qui l’exclut de l’islam. Nous en avons exposé les preuves dans une brève épître, ce qui dispense de les répéter ici.
﴾ Ils auront des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. ﴿ « Ils auront » signifie : auprès d’Allah. ﴾ des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. ﴿ Cela aura lieu après la Résurrection : ils entreront dans ces Jardins qui renferment ce qu’aucun œil n’a vu, qu’aucune oreille n’a entendu et qui n’a jamais effleuré le cœur d’un être humain. C’est pourquoi Allah — exalté soit-Il — dit :
﴾ Aucun être ne sait ce qui lui est réservé comme réjouissances, en récompense de ce qu’ils œuvraient. ﴿ [La Prosternation : 17]
Dans le hadith divin, Allah dit également : « J’ai préparé pour Mes serviteurs vertueux ce qu’aucun œil n’a vu, qu’aucune oreille n’a entendu et qui n’a jamais effleuré le cœur d’un être humain. » (1)
Ces Jardins renferment en effet des délices que l’être humain ne saurait imaginer. Allah — exalté soit-Il — mentionne, parmi ce qu’ils contiennent, des palmiers,