Parmi les enseignements à tirer de ces versets figure également ceci : ces mécréants ne reprochaient aux musulmans qu’une seule chose, à savoir leur foi en Allah, le Tout-Puissant, le Digne de louange. Or, ce n’est point une faute, mais bien la vérité ; quiconque la condamne est lui-même digne de condamnation. Nous demandons à Allah — exalté soit-Il — d’accorder la victoire aux musulmans où qu’ils se trouvent, de nous préserver du mal de nos ennemis et de retourner leurs stratagèmes contre eux. Il est certes capable de toute chose.
Le verset indique également que le repentir efface ce qui le précède. Toutefois, pour être un repentir sincère agréé par Allah, il doit remplir cinq conditions :
La première est la sincérité envers Allah — glorifié et exalté soit-Il. La personne doit être poussée au repentir par la crainte d’Allah — glorifié et exalté soit-Il — et l’espoir de Sa récompense. Il arrive en effet que quelqu’un se repente d’un péché pour s’attirer les éloges des gens, échapper à leurs critiques, accéder à un certain rang ou obtenir quelque bien matériel. Pour tous ceux-là, le repentir n’est pas accepté, car il doit être exclusivement voué à Allah. Quant à celui qui recherche ce bas monde par ses œuvres, Allah — exalté soit-Il — dit dans Son Livre :
﴿ Ceux qui désirent la vie présente et ses parures, Nous les rétribuerons pleinement pour leurs œuvres ici-bas, sans que rien ne leur soit diminué. Ceux-là n’auront dans l’au-delà que le Feu. ﴾ [Hūd : 15, 16].
La deuxième condition du repentir sincère est de regretter le péché commis. Autrement dit, la personne ne doit pas réagir comme si elle n’avait pas péché, sans éprouver ni remords ni tristesse. Elle doit nécessairement regretter son acte : lorsqu’elle se rappelle la grandeur d’Allah, elle se repent et se dit : « Comment ai-je pu désobéir à mon Seigneur, alors que c’est Lui qui m’a créé, m’a accordé ma subsistance et m’a guidé ? » Elle éprouve alors du regret.
La troisième est de cesser de commettre le péché. Le repentir n’est donc pas valide tant que l’on persiste dans la faute, car se repentir signifie revenir sur ses actes. Si quelqu’un dit : « Je demande pardon à Allah et me repens à Lui d’avoir pratiqué l’usure », tout en continuant à la pratiquer, son repentir n’est pas valide. Il en va de même s’il dit : « Je demande pardon à Allah pour la médisance » — laquelle consiste à mentionner son frère en des termes qu’il réprouve — mais que, dans chaque assemblée,