415 – Ils s’accordent tous que, si un homme déclare à son épouse : « Tu es répudiée trois fois, sauf trois », la triple répudiation prend malgré tout effet.
416 – Il existe un consensus selon lequel, lorsque le mari dit à sa femme : « Tu es répudiée trois fois si tu entres dans cette maison », puis la répudie effectivement par trois divorces ; qu’ensuite, après l’expiration de sa ‘idda, elle épouse un autre homme, puis revient épouser le premier mari et finit par entrer dans la maison en question, aucun divorce ne se déclenche alors contre elle.
417 – Les juristes sont également unanimes : si l’homme dit à son épouse : « Tu es répudiée si tu le veux », et qu’elle réponde : « Je le veux, si untel le veut », elle a ainsi renvoyé la décision et la répudiation ne devient pas effective, même si cet « untel » vient finalement à vouloir.
418 – Tous reconnaissent que, chez un couple chrétien, si l’époux se convertit à l’islam avant son épouse, leur mariage reste valide, que l’union ait été ou non consommée.
419 – Ils conviennent également qu’entre deux idolâtres, si l’un des deux embrasse l’islam avant l’autre et que le mari n’a pas consommé le mariage, la séparation devient obligatoire entre eux.
420 – Enfin, il y a consensus sur le fait que, si un homme épouse simultanément une femme et sa fille puis a des relations avec l’une d’elles, il doit se séparer des deux et il ne lui sera plus jamais permis d’épouser ni l’une ni l’autre.