– parmi ces questions que certains contemporains contestent sous prétexte d’ijtihâd et de refus du taqlîd. Voilà une confusion : le fait de ne pas pratiquer le taqlîd n’autorise en rien à s’écarter du consensus des Compagnons et des pieux prédécesseurs, ni même à se détacher des avis qu’ils ont eux-mêmes débattus. Car, si les Compagnons ont divergé sur une question et retenu deux positions, il n’est pas permis d’en créer une troisième ; se soustraire aux propos des Compagnons est une innovation et un égarement, comme l’ont établi l’imam de la Sunna, Aḥmad b. Ḥanbal – qu’Allah lui fasse miséricorde –, et d’autres imams.
Quant à mon travail sur cet ouvrage, j’ai collationné l’édition imprimée avec l’unique manuscrit disponible, puis je l’ai confrontée à l’exemplaire d’al-Iqnāʿ d’Ibn al-Qaṭṭān, notant en bas de page toutes les variantes.
J’ai également indiqué en marge le début de chaque feuillet du manuscrit en plaçant la mention entre parenthèses, ainsi : (1/a), (1/b), (2/a)…
J’ai vérifié la chaîne de transmission des hadiths et des traditions cités dans le texte, puis annoté les passages qui nécessitaient un éclaircissement ; chaque fois qu’un apport tiré d’autres ouvrages consacrés au consensus ou de grandes sommes juridiques s’avérait utile, je l’ai intégré afin d’enrichir le livre.
Pour finir, voilà l’effort modeste d’un serviteur démuni ; je sollicite d’Allah l’agrément et le pardon de mes manquements. Il n’est de force ni de puissance qu’en Allah.
Rédigé par
Khâlid b. Muḥammad b. ʿUthmân
18 Jumâdâ al-Ulâ 1425 H