Et l’avis tranché, certain, est qu’il n’est recommandé de rien faire de tout cela ; en effet, le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — n’a rien institué de tel pour les musulmans, et il ne prononçait, avant le takbîr, aucune formule d’intention, ni lui ni ses Compagnons.
Bien au contraire, lorsque Ḍubâʿah bint az-Zubayr fut invitée par lui à formuler une condition (ishtirâṭ), elle demanda : « Que dois-je dire ? » Il répondit : « Dis : “Labbaïka Allâhumma labbaïk, mon lieu de désengagement sera là où Tu me retiendras.” » Ce hadith est rapporté par les auteurs des Sunan et authentifié par at-Tirmidhî. Dans la version d’an-Nasâ’î, elle dit : « Je veux accomplir le ḥajj ; que dois-je dire ? » Il répondit : « Dis : “Labbaïka Allâhumma labbaïk, mon lieu de désengagement sera de la terre là où Tu me retiendras, car tu obtiendras de ton Seigneur ce que tu auras stipulé.” » Le hadith relatif à cette stipulation figure également dans les deux Ṣaḥîḥ.
Ainsi, la finalité de cette parole est qu’il lui ordonna d’intégrer la condition dans la talbiyah, et il ne lui commanda pas de prononcer quoi que ce soit avant la talbiyah, ni condition ni autre chose.