constitue une innovation blâmable. Toutefois, celui qui sort de La Mecque pour accomplir une ʿumrah — et qui, en entrant dans l’une de ces mosquées, y exécute la prière en vue de l’iḥrām — ne commet, pour sa part, aucun acte répréhensible.
À l’époque du Prophète — paix et bénédictions d’Allāh sur lui — et de ses califes bien guidés, personne ne quittait La Mecque pour effectuer une ʿumrah, si ce n’est pour une excuse légitime, que ce fût durant Ramaḍān ou en dehors de Ramaḍān. Parmi ceux qui accomplirent le ḥajj aux côtés du Messager d’Allāh — paix et bénédictions d’Allāh sur lui —, nul ne réalisa, après le ḥajj, une ʿumrah à partir de La Mecque, à l’exception de ʿĀʾishah, comme cela a été mentionné, et cela n’était pas davantage la pratique des califes bien guidés.
Quant aux Compagnons qui privilégiaient la formule d’al-ifrād, ils recommandaient seulement que l’on effectue le ḥajj lors d’un voyage et la ʿumrah lors d’un autre. Ils ne considéraient pas qu’il soit recommandé d’enchaîner, aussitôt après le ḥajj, une ʿumrah « mecquoise » ; en réalité, ils ne le faisaient jamais, sauf dans de très rares cas.