– Au pèlerin empêché (muḥṣar) il incombe d’offrir un dam (sacrifice expiatoire), selon l’avis le plus correct des deux versions rapportées ; il ne lui appartient pas de refaire son pèlerinage si celui-ci était surérogatoire ; telle est l’une des deux versions.
[Majmūʿ al-Fatāwā 26/186 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 177]
– Il accomplit la prière de la crainte (ṣalāt al-khawf) en chemin lorsqu’il craint de manquer la station à ʿArafah ; tel est l’un des trois avis mentionnés dans l’école d’Aḥmad.
[Al-Furūʿ 6/50 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 113]
Le hady, l’uḍḥiyah et la ʿaqīqah
– Le dam du tamattuʿ est un acte cultuel (nusuk) et un hady. Il fait partie des facilités qu’Allah a accordées aux musulmans : Il leur a permis de se désacraliser au cours de l’iḥrām tout en leur prescrivant d’offrir, selon leurs moyens, un hady, en raison de la pénibilité qu’impliquerait la poursuite de l’iḥrām. Il est ainsi comparable au raccourcissement de la prière en voyage, à la rupture du jeûne et à l’essuyage (sur les bottines) ; il est donc préférable. Pour cette raison, il a été recommandé d’en consommer (1).
Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — mangea de son propre hady et fit manger ses épouses de l’animal qu’il avait immolé pour elles, alors qu’elles accomplissaient le tamattuʿ, et lui-même observait le tamattuʿ général. Il en découle qu’il est recommandé de manger du hady du tamattuʿ, ce qui n’est pas le cas du dam compensatoire (dam al-jubrān).
[Mukhtaṣar al-Fatāwā al-Miṣriyyah 1/489]