Lorsqu’une personne s’oblige à accomplir davantage que ce qui lui était originellement imposé, cela est licite d’après l’unanimité des imâms. Ainsi, s’il se met en état d’iḥrâm pour la ʿumrah puis y adjoint le ḥajj, cette démarche est admise sans contestation. En revanche, s’il se met en iḥrâm pour le ḥajj puis y ajoute la ʿumrah, cela n’est pas permis selon la majorité, et tel est l’avis de Mâlik, d’Aḥmad et d’al-Shâfiʿî selon l’opinion apparente de son école.
[Zâd al-Maʿâd 2/201]
• S’il entre en iḥrâm pour le ḥajj et y ajoute la ʿumrah, cela n’est pas valide d’après l’avis le plus solide, tandis que l’inverse est unanimement reconnu comme valable.
[Majmûʿ al-Fatâwâ 26/88 ; Ikhtiyârât al-Baʿlî, p. 174]
• Il dira ensuite :
« Labbayka ʾinna… », en prononçant la hamza avec une kasra, selon l’imâm Aḥmad. Notre maître a précisé que cette formulation est préférable chez nos condisciples et auprès de la majorité des savants ; elle est rapportée de Muḥammad b. al-Ḥasan, al-Kisâʾî, al-Farrâʾ et d’autres, et c’est aussi l’avis des Ḥanafites et des Shâfiʿites. Al-Fatḥ l’a également attribuée à Abû Ḥanîfa et à d’autres. Thaʿlab a déclaré : « Celui qui la prononce avec kasra l’a rendue générale », c’est-à-dire qu’il loue Allah en toute circonstance ; « tandis que celui qui la prononce avec fatḥa l’a restreinte », car l’expression devient alors : « al-ḥamdu laka » (la louange est à Toi), c’est-à-dire pour cette raison précise.
[Al-Furûʿ 5/388]