Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
La louange appartient à Allah ; nous Le louons, nous implorons Son secours et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les méfaits de nos âmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer ; et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Qu’Allah prie sur lui, sur sa famille et sur ses Compagnons, et leur accorde une abondante salutation de paix.
Ceci dit :
La compréhension juridique (fiqh) de la religion compte parmi les œuvres les plus méritoires par lesquelles le musulman se rapproche de son Seigneur, Exalté soit-Il. Elle constitue le moyen suprême de réaliser la servitude rendue au Seigneur, Glorifié et Exalté, en particulier lorsqu’elle touche aux cinq piliers de l’Islam, ces grands fondements.
Or, les règles relatives au ḥajj et à la ʿumra figurent parmi les plus subtiles des prescriptions, ainsi que l’a déclaré Shaykh al-Islām, qu’Allah lui fasse miséricorde :
« La science des rites (al-manāsik) est la plus complexe des adorations » (1).
C’est pourquoi les savants leur ont consacré des ouvrages indépendants, exposant leurs questions et leurs ramifications, énonçant leurs jugements et leurs preuves. Ces écrits vont du résumé au traité volumineux, et aucune des quatre écoles juridiques n’a manqué de voir composer un ouvrage autonome sur les règles des manāsik.