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- Les récipients et les vêtements des mécréants sont purs tant que leur impureté n’est pas avérée.
- La peau d’une bête morte ne devient pas pure par tannage.
- Toutes ses parties sont impures, à l’exception des poils (1) et de ce qui leur est assimilable.
- Tout ce qui est détaché d’un être vivant est soumis au même statut que sa dépouille.
Section
- Le nettoyage des orifices naturels après les besoins (2) est obligatoire après toute évacuation, sauf s’il s’agit :
- d’une flatulence ;
- d’une substance pure ;
- ou d’une substance qui ne souille pas.
- Il est recommandé :
- en entrant aux lieux d’aisances, de dire : « Au nom d’Allah. Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les démons mâles et femelles (3). »
(1) Il est dit dans Taj al-Arus (12/182) : « Le mot sha'r (“poils”) se prononce avec un a après la première consonne et sans voyelle après la seconde ; on dit aussi sha'ar, en vocalisant cette dernière. Notre maître a déclaré : “Ces deux prononciations sont bien attestées pour tout mot trilitère dont la consonne médiane est gutturale, comme sha'r/sha'ar (“poils”), nahr/nahar (“fleuve”), zahr/zahar (“fleurs”) et ba'r/ba'ar (“excréments”), ainsi que pour d’innombrables autres mots. Nombre de grands linguistes en ont même fait une règle analogique. Bien qu’Ibn Durustawayh l’ait rejetée dans son commentaire d’Al-Fasih, son avis ne fait pas autorité.” »
(2) Dans le manuscrit (B) : « al-istinja » (le nettoyage des orifices naturels après les besoins).
(3) Il est dit dans Al-Mutli (p. 24) : « Al-khubuth se prononce avec un u après kh et b. C’est le pluriel de khabith, comme rughf et rughuf sont des pluriels de raghif (“pain”). Khabith désigne ici un démon mâle, tandis qu’al-khaba’ith est le pluriel de khabitha et désigne les démons femelles. Il s’agit donc de chercher protection contre les démons mâles et femelles. Telle est l’explication donnée par plusieurs spécialistes du vocabulaire rare. Elle soulève toutefois une difficulté : lorsqu’un mot de forme fa'il est un adjectif, son pluriel ne se forme pas sur le schème fu'ul, comme dans le cas de karim (“généreux”) et de bakhil (“avare”). Une autre transmission donne al-khubth, sans voyelle après le b. Il pourrait s’agir d’une forme allégée de la première prononciation, de même que kutub (“livres”) et rusul (“messagers”) sont allégés en kutb et rusl. Abu Ubayd a dit : “Al-khubth, sans voyelle après le b, désigne le mal, tandis qu’al-khaba’ith désigne les démons.” Selon Ibn al-Anbari, il a également été dit : “Al-khubth désigne le kufr (la mécréance), et al-khaba’ith, les démons.” Il a encore été dit : “Al-khubth désigne le démon, et al-khaba’ith, les péchés.” »
- وَمَا لَمْ تُعْلَمْ نَجَاسَتُهُ مِنْ آنِيَةِ كُفَّارٍ، وَثِيَابِهِمْ: طَاهِرٌ.
- وَلَا يَطْهُرُ جِلْدُ مَيْتَةٍ بِدِبَاغٍ.
- وَكُلُّ أَجْزَائِهَا نَجِسَةٌ، إِلَّا شَعْراً (١) وَنَحْوَهُ.
- وَالمُنْفَصِلُ مِنْ حَيٍّ كَمَيْتَتِهِ.
فَصْلٌ
- وَالاسْتِنْجَاءُ (٢) وَاجِبٌ مِنْ كُلِّ خَارِجٍ إِلَّا:
- الرِّيحَ.
- وَالطَّاهِرَ.
- وَغَيْرَ المُلَوَّثِ.
- وَسُنَّ:
- عِنْدَ دُخُولِ خَلَاءٍ قَوْلُ: «بِاسْمِ اللهِ، اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ الخُبُثِ وَالخَبَائِثِ (٣)».
(١) قال في تاج العروس (١٢/ ١٨٢): (الشعر: بفتح فسكون، ويحرك، قال شيخنا: اللغتان مشهورتان في كل ثلاثي حلقي العين؛ كالشعر، والنهر، والزهر، والبعر، وما يحصى، حتى جعله كثير من أئمة اللغة من الأمور القياسية، وإن رده ابن درستويه في شرح الفصيح، فإنه لا يعول عليه).
(٢) في (ب): الاستنجاء.
(٣) قال في المطلع (ص ٢٤): (الخُبُثُ: بضم الخاء والباء، وهو جمع خبيث، كرُغْفٍ، وَرُغُفٍ، وهو الذكر من الشياطين، والخبائث: جمع خبيثة وهي الأنثى منهم، استعاذ من ذكران الشياطين وإناثهم، هكذا فسره غير واحد من أهل الغريب، وهو مشكل من جهة أن فعيلًا إذا كان صفة لا يجمع على فُعُلٍ، نحو كريم وبخيل، ويروى الخُبْثُ -بسكون الباء-، فيحتمل أن يكون مخففاً من الأوَّل كتخفيف كُتْبٍ وَرُسْلٍ، وقال أبو عبيد: الخبث -بسكون الباء-: الشر، والخبائث الشياطين، وقيل: الخُبْثُ: الكُفْرُ، والخبائث: الشياطين، عن ابن الأنباري، وقيل: الخبث الشيطان، والخبائث المعاصي).