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[2] doux sans faiblesse (1) ;
[3] longanime ;
[4] pondéré ;
[5] perspicace ;
[6] probe.
— Il lui incombe de traiter les deux plaideurs avec égalité dans les paroles qu’il leur adresse, les regards qu’il leur porte, la place qu’il leur accorde et leur admission auprès de lui.
— Il lui est interdit :
— de statuer alors qu’il est en proie à une vive colère, qu’il se retient d’uriner, ou qu’il souffre d’une faim intense, de la soif, d’un souci, de lassitude, de paresse, de somnolence, d’un froid douloureux ou d’une chaleur accablante ;
— d’accepter un pot-de-vin (2) ;
— d’accepter un cadeau, sauf s’il vient d’une personne qui avait déjà coutume d’en échanger avec lui avant sa nomination et qui n’a aucun litige devant lui.
(1) L’auteur écrit dans *Al-Mutli’* (p. 133) : « *Da’f* et *dou’f* (faiblesse), avec respectivement un *a* ou un *ou* sur la consonne initiale, sont deux prononciations bien connues. »
(2) L’auteur écrit dans *Al-Mutli’* (p. 259) : « Le mot *rishwa* (pot-de-vin) admet trois prononciations selon que le *r* initial porte un *a*, un *i* ou un *ou* : *rashwa*, *rishwa* ou *rushwa*. Ses pluriels sont *risha* et *rusha*. Il désigne ce qui permet d’obtenir une chose interdite. Si l’objet recherché est un droit légitime, le péché incombe à celui qui reçoit le pot-de-vin ; s’il est illégitime, le péché incombe aux deux parties. Ce terme vient de *risha’*, la corde grâce à laquelle on atteint l’eau d’un puits. Le *rashi* est celui qui verse le pot-de-vin, le *mourtashi* celui qui le reçoit et le *ra’ish* l’intermédiaire entre les deux. »
[٢] لَيِّنًا بِلَا ضَعْفٍ (١).
[٣] حَلِيماً.
[٤] مُتَأَنِّياً.
[٥] فَطِناً.
[٦] عَفِيفاً.
- وَعَلَيْهِ العَدْلُ بَيْنَ مُتَحَاكِمَيْنِ فِي لَفْظِهِ، وَلَحْظِهِ، وَمَجْلِسِهِ، وَدُخُولٍ عَلَيْهِ.
- وَحَرُمَ:
- القَضَاءُ وَهُوَ غَضْبَانُ كَثِيراً، أَوْ حَاقِنٌ، أَوْ فِي شِدَّةِ جُوعٍ، أَوْ عَطَشٍ، أَوْ هَمٍّ، أَوْ مَلَلٍ، أَوْ كَسَلٍ، أَوْ نُعَاسٍ، أَوْ بَرْدٍ مُؤْلِمٍ، أَوْ حَرٍّ مُزْعِجٍ.
- وَقَبُولُ رِشْوَةٍ (٢).
- وَهَدِيَّةٍ مِنْ غَيْرِ مَنْ كَانَ يُهَادِيهِ قَبْلَ وِلَايَتِهِ، وَلَا حُكُومَةَ لَهُ.
(١) قال في المطلع (ص ١٣٣): (ضعف: بفتح الضاد، وضمها، لغتان مشهورتان).
(٢) قال في المطلع (ص ٢٥٩): (الرّشوَة: وهي بتثليث الراء، وجمعها رِشًى، ورُشًى - بكسر الراء وضمها-، وهي ما يتوصل به إلى ممنوع، فإن كان حقًّا فالإثم على المرتشي، وإن كان باطلاً فالإثم عليهما، وأصلها من الرشاء الذي يتوصل به إلى الماء، فالراشي: معطي الرشوة، والمرتشي: الآخذ، والرائش: الساعي بينهما).