CHAPITRE
— Le fait de prononcer un vœu est réprouvé.
— Il n’est valide que s’il émane d’une personne juridiquement responsable.
— Le vœu valablement contracté se divise en six catégories :
[1] Le vœu indéterminé, par exemple : « Si j’accomplis telle chose, je m’engage par un vœu envers Allah », sans avoir d’intention particulière quant à l’objet du vœu. S’il accomplit cette chose, il doit acquitter l’expiation d’un serment.
[2] La deuxième est le vœu d’obstination et de colère. Il consiste à subordonner le vœu à une condition dans le but d’empêcher un acte ou, au contraire, d’amener à l’accomplir, par exemple : « Si je t’adresse la parole, je m’impose telle chose. » Il a alors le choix entre accomplir ce qu’il s’est imposé et acquitter l’expiation d’un serment.
[3] La troisième est le vœu portant sur un acte licite, par exemple : « Je m’engage envers Allah à porter mon vêtement. » Il a également le choix entre l’accomplir et acquitter l’expiation d’un serment.
[4] La quatrième est le vœu portant sur un acte réprouvé, comme celui de divorcer ou autre acte semblable. Il est préférable d’acquitter l’expiation.
[5] La cinquième est le vœu de désobéissance, comme celui de boire du vin. Il est interdit de l’accomplir et obligatoire d’acquitter l’expiation.
[6] La sixième est le vœu de dévotion, tel le vœu d’accomplir une prière, de jeûner ou d’effectuer une retraite spirituelle :
— formulé sans condition, dans l’intention de se rapprocher d’Allah ;
— ou subordonné à une condition, par exemple : « Si Allah guérit mon malade, je m’engage envers Lui à accomplir telle chose. » ظظ
Il est alors obligatoire de l’accomplir.