Nous l’avons désigné par le sigle (j).
— Quatrième exemplaire : l’exemplaire de la bibliothèque Mustafa Efendi
Cet exemplaire, également copié de la main de l’auteur, est complet, clair, d’une belle écriture et corrigé, comme le précédent. Il compte (40) feuillets.
Il est considéré comme le meilleur des exemplaires précédents. C’est aussi le dernier à avoir été copié, puisque l’auteur en acheva la transcription en (1063 H).
Ce qui atteste sa supériorité sur les autres exemplaires et montre qu’il compte parmi les derniers que l’auteur — qu’Allah lui fasse miséricorde — ait copiés, c’est que celui-ci y clarifia certaines formulations susceptibles de prêter à confusion et corrigea certains passages des autres exemplaires qui pouvaient laisser entendre une position contraire à la doctrine de l’école. En voici quelques exemples :
1 — Dans le Livre des ventes, le texte des exemplaires précédents était : « Il est interdit et invalide de supplanter la vente de son frère par sa propre vente, l’achat de celui-ci par son propre achat, et de concurrencer son offre par une autre offre. » Cette formulation laisse entendre qu’il est interdit de concurrencer l’offre de son frère et que la vente ainsi conclue est invalide, alors que cela est contraire à la doctrine de l’école. L’auteur l’a donc corrigée dans cet exemplaire comme suit : « Il est interdit et invalide de supplanter la vente de son frère par sa propre vente ou l’achat de celui-ci par son propre achat ; il est interdit de concurrencer son offre par une autre offre. » L’ambiguïté fut ainsi levée.
2 — À propos de l’usurpation, le texte des exemplaires précédents était : « Même s’il usurpe un bien qu’il emploie pour commercer, chasser ou récolter, tout ce qu’il obtient par ce moyen appartient au propriétaire de ce bien. » Cela est contraire à ce qui figure dans al-Iqnâ‘, Ghâyat al-muntahâ et Kâfî al-mubtadî, car leurs auteurs ont expressément indiqué que celui qui