Un autre élément vient encore étayer cette hypothèse : cet exemplaire passa successivement entre les mains de plusieurs savants, qui y ajoutèrent des gloses marginales et des commentaires, tandis qu’Ibn Badrân le corrigea. Il est donc peu plausible qu’Ibn Badrân ait délaissé l’exemplaire copié de la main de l’auteur pour gloser, corriger et commenter un autre exemplaire.
Nous l’avons désigné par le sigle (ب).
— Troisième exemplaire : l’exemplaire de la bibliothèque al-Ahmadiyya
Il est lui aussi de la main de l’auteur. Son écriture, la disposition du texte et l’agencement des lignes sont identiques à ceux des exemplaires précédents. Il compte (44) feuillets. On lit à la fin : « Ainsi s’achève cet exemplaire béni et utile, si Allah — Très-Haut — le veut. Son auteur, Muhammad al-Hanbalî al-Balbânî al-Khazrajî, en a achevé la transcription en (1058). Qu’Allah lui pardonne, ainsi qu’à ses parents et à l’ensemble des musulmans. Amen. »
Il est conservé à la bibliothèque al-Ahmadiyya de Tanta, en Égypte. Sur un feuillet indépendant collé au début du manuscrit, il est écrit : « Ministère des Waqfs — Bibliothèque centrale des manuscrits islamiques. Titre : Abrégé de Kâfî al-mubtadî. Numéro général : 148. Numéro particulier : 366. Provenance : al-Ahmadî. »
Cet exemplaire est complet, clair et d’une belle écriture, à l’instar des deux précédents. Il est corrigé et vocalisé, mais ne comporte ni notes marginales ni commentaires, contrairement au deuxième exemplaire.