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Chapitre
L’allaitement (1) rend illicites au mariage les mêmes personnes que la parenté de sang. Cette interdiction ne s’applique toutefois qu’à l’enfant allaité et à ses descendants, à quelque degré que ce soit.
Elle n’est établie que par cinq tétées au cours des deux premières années.
Elle est également établie par l’administration du lait par voie nasale (2) ou par son introduction dans la bouche (3),
(1) Il est dit dans *al-Mutli’* (p. 425) : « *Ar-radâ’* ou *ar-ridâ’* désigne le fait de téter le sein. C’est le nom verbal de *radi’a* ou *rada’a* — “l’enfant a tété le sein” — dont les présents sont respectivement *yarda’u* et *yardi’u* : le a du présent correspond au i du passé, et inversement. Ibn al-A’rabi rapporte les deux formes et considère la prononciation avec i comme la plus châtiée. Elles sont également mentionnées par Abu Ubayd dans *al-Musannaf* et par Ya’qub dans *al-Islah*. Les noms verbaux sont : *rad’an*, sur le schème *fals* ; *rada’an*, sur le schème *faras* ; *radâ’an* ; *ridâ’an* ; *ridâ’atan* ; et *radi’an*, avec un a initial et un i sur le d. Ibn Sida, al-Farra’ dans *al-Masadir*, ainsi que d’autres, ont rapporté ces sept formes. Al-Mutarriz dit dans son commentaire : une femme est qualifiée de *murdi’* lorsqu’elle allaite régulièrement son enfant, et de *murdi’a* lorsque son sein se trouve dans la bouche de celui-ci. Selon Tha’lab, c’est de là que vient la formulation coranique : “Toute femme en train d’allaiter oubliera l’enfant qu’elle allaitait.” Al-Jarmi rapporte d’al-Farra’ que *murdi’a* désigne la mère, tandis que *murdi’* désigne la femme ayant auprès d’elle un enfant qu’elle allaite. Quant à l’enfant, il est appelé *radî’*, *râdi’*, *radi’* ou *murda’* lorsqu’il est allaité par sa mère. »
(2) Il est dit dans *al-Mutli’* (p. 184) : « Le *sa’ût* est un remède que l’on introduit dans le nez. »
(3) Il est dit dans *al-Mutli’* (p. 426) : « Le *wajûr*, dont le w se prononce avec un a, est un remède introduit dans la bouche ; selon al-Jawhari, au milieu de celle-ci. On dit ainsi *wajartu as-sabiyya* ou *awjartuhu* : “j’ai administré le remède à l’enfant par la bouche”. »
فَصْلٌ
- وَيَحْرُمُ مِنَ الرَّضَاعِ (١) مَا يَحْرُمُ مِنَ النَّسَبِ.
- عَلَى رَضِيعٍ، وَفَرْعِهِ وَإِنْ نَزَلَ فَقَطْ.
- وَلَا حُرْمَةَ إِلَّا:
- بِخَمْسِ رَضَعَاتٍ.
- فِي الحَوْلَيْنِ.
- وَتَثْبُتُ:
- بِسَعُوطٍ (٢)، وَوَجُورٍ (٣).
(١) قال في المطلع (ص ٤٢٥): (الرّضاع: مص الثدي -بفتح الراء وكسرها-، مصدر: رضع الصبي الثدي -بكسر الضاد وفتحها-، حكاهما ابن الأعرابي، وقال: الكسر أفصح، وأبو عبيد في المصنف، ويعقوب في الإصلاح، يرضَعُ ويرضِعُ -بالفتح مع الكسر، والكسر مع الفتح-، رَضْعاً: كفَلْس، ورَضَعاً كَفَرَس، ورَضَاعاً، ورِضَاعاً، ورِضَاعَةً، ورَضِعاً -بفتح الراء وكسر الضاد-، حكى السبعة ابن سيده، والفراء في المصادر، وغيرهما، قال المطرز في شرحه: امرأة مرضع: إذا كانت ترضع ولدها ساعة بعد ساعة، وامرأة مرضعة: إذا كان ثديها في فم ولدها، قال ثعلب: فمن ها هنا جاء القرآن: (تَذْهَلُ كُلُّ مُرْضِعَةٍ عَمَّا أَرْضَعَتْ)، ونقل الجرمي عن الفراء: المرضعة: الأم، والمرضع: التي معها صبي ترضعه، والولد: رضيع، وراضع، ورَضِع، ومُرْضَع: إذا أرضعته أمه).
(٢) قال في المطلع (ص ١٨٤): (السَّعُوطُ: ما يجعل في الأنف من الأدوية).
(٣) قال في المطلع (ص ٤٢٦): (الوجور: بفتح الواو، الدواء يوضع في الفم، وقال الجوهري: في وسط الفم، تقول منه: وجرت الصبي وأوجرته).