— Deuxième manuscrit : l’exemplaire de la Bibliothèque nationale du Qatar :
Il s’agit d’un exemplaire corrigé, clair et polychrome, d’une belle écriture et soigneusement vocalisé. Comme dans le précédent, la plupart des mots y portent leurs signes de vocalisation. Il compte (37) folios.
Malgré la qualité de cet exemplaire, tant du point de vue des corrections que des annotations et des notes marginales, près de (6) folios manquent à la fin. Il est donc impossible de déterminer la date à laquelle il fut copié.
De légères traces d’humidité sont également visibles sur les bords de certains folios, rendant quelques mots peu lisibles, voire parfois totalement illisibles.
Il apparaît aussi que cet exemplaire comportait une lacune, qu’un de ses propriétaires a ensuite comblée. En effet, aux folios (20 verso), (21 recto et verso) et (22 recto), l’écriture et l’encre changent nettement, et l’on y constate les traces de cette lacune.
Peut-être celui qui compléta la partie manquante était-il un disciple de ʿAbd al-Qâdir al-Taghlibî (m. 1135 H), auteur de Nayl al-maʾârib, commentaire du Dalîl al-ṭâlib : l’écriture d’une note marginale tracée de sa main est, en effet, proche de celle employée pour compléter l’ouvrage.
Cet exemplaire se distingue aussi par le fait que son écriture ainsi que l’espacement des mots et des lignes correspondent à ceux de l’exemplaire précédent, qui est de la main de l’auteur. Il semble donc — et Allah est plus savant — qu’il s’agisse d’un autre exemplaire copié par l’auteur lui-même. Cette similitude d’écriture est d’autant plus significative qu’Ibn Balbân était connu pour avoir copié de nombreux ouvrages ; il ne serait donc pas étonnant qu’il ait copié cet abrégé à plusieurs reprises.