Akhsar al-Mukhtasarat - Tabat RakaizIbn Balban al-Hanbali

Chapitre

— Quiconque subordonne un divorce ou un acte analogue à une condition : celui-ci ne prend effet que lorsque la condition se réalise.

— S’il ne l’a pas énoncée oralement, puis prétend l’avoir voulue, son affirmation n’est pas admise judiciairement.

— Ce conditionnement n’est valide que s’il émane d’un époux, qui use soit d’une formule explicite, soit d’une formulation allusive (1) accompagnée de l’intention de divorcer (2).

— L’interposition d’une formule de glorification ou d’un silence rompt ce conditionnement, contrairement à des paroles formant un ensemble cohérent, comme : « Tu es répudiée, femme adultère, si tu te lèves. »

— Les particules conditionnelles comprennent notamment : in (« si »), matâ (« quand ») et idhâ (« lorsque »).

— S’il lui dit : « Si je t’adresse la parole, tu es répudiée », puis ajoute : « Sois-en bien certaine », « Écarte-toi » ou toute parole analogue, elle est répudiée.

— S’il lui dit : « Si je suis le premier à t’adresser la parole, tu es répudiée », et qu’elle répond : « Si je suis la première à t’adresser la parole, mon esclave est libre », le serment du mari devient caduc, tandis que celui de la femme demeure en vigueur.

— S’il lui dit : « Si tu sors sans mon autorisation, tu es répudiée », ou emploie une formule analogue, puis l’autorise à sortir et qu’elle le fait, avant de ressortir sans autorisation, elle est répudiée. Il en va de même s’il l’autorise à son insu et qu’elle sort.

— S’il subordonne le divorce à la volonté de l’épouse, celui-ci prend effet dès qu’elle le veut, sans y être contrainte.

— S’il le subordonne à la volonté de deux personnes, il prend effet lorsqu’elles le veulent toutes deux, sans contrainte également.

(1) Dans le manuscrit (B), les mots « au moyen d’une formule explicite ou allusive » sont omis. (2) Le manuscrit (B) porte : « avec son intention » en lieu et place de « avec une intention ».
فَصْلٌ - وَمَنْ عَلَّقَ طَلَاقاً وَنَحْوَهُ بِشَرْطٍ: لَمْ يَقَعْ حَتَّى يُوجَدَ. - فَلَوْ لَمْ يَلْفِظْ بِهِ، وَادَّعَاهُ: لَمْ يُقْبَلْ حُكْماً. - وَلَا يَصِحُّ إِلَّا مِنْ زَوْجٍ. - بِصَرِيحٍ، وَبِكِنَايَةٍ (١) مَعَ قَصْدٍ (٢). - وَيَقْطَعُهُ: فَصْلٌ بِتَسْبِيحٍ، وَسُكُوتٍ. - لَا كَلَامٍ مُنْتَظِمٍ؛ كَأَنْتِ طَالِقٌ يَا زَانِيَةُ إِنْ قُمْتِ. - وَأَدَوَاتُ الشَّرْطِ نَحْوُ: إِنْ، ومَتَى، وإِذَا. - وَإِنْ كَلَّمْتُكِ فَأَنْتِ طَالِقٌ فَتَحَقَّقِي، أَوْ تَنَحَّيْ، وَنَحْوُهُ: تَطْلُقُ. - وَإِنْ بَدَأْتُكِ بِالكَلَامِ فَأَنْتِ طَالِقٌ، فَقَالَتْ: إِنْ بَدَأْتُكَ بِهِ فَعَبْدِي حُرٌّ؛ انْحَلَّتْ يَمِينُهُ، وَتَبْقَى يَمِينُهَا. - وَإِنْ خَرَجْتِ بِغَيْرِ إِذْنِي وَنَحْوُهُ فَأَنْتِ طَالِقٌ، ثُمَّ أَذِنَ لَهَا فَخَرَجَتْ، ثُمَّ خَرَجَتْ بِغَيْرِ إِذْنٍ، أَوْ أَذِنَ لَهَا وَلَمْ تَعْلَمْ: طَلُقَتْ. - وَإِنْ عَلَّقَهُ عَلَى مَشِيئَتِهَا: تَطْلُقُ بِمَشِيئَتِهَا غَيْرَ مُكْرَهَةٍ. - أَوْ بِمَشِيئَةِ اثْنَيْنِ: فَبِمَشِيئَتِهِمَا كَذَلِكَ.
(١) سقط من (ب) قوله: (بصريح، وبكناية). (٢) في (ب): (مع قصده).

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