Akhsar al-Mukhtasarat - Tabat RakaizIbn Balban al-Hanbali

— Si le donateur meurt avant d’avoir rétabli l’équité, l’avantage accordé devient définitif.

— Il est interdit au donateur de reprendre son don après que le donataire en a pris possession ; il est déconseillé de le faire avant cela (1).

— Le père fait exception à cette interdiction.

— Il peut s’approprier, par une prise de possession accompagnée d’une déclaration ou d’une intention, ce qu’il souhaite parmi les biens de son enfant — à l’exception de l’esclave-concubine de celui-ci — :

[1] à condition que cela ne lui cause aucun tort ;

[2] qu’il ne le prélève pas pour le donner à un autre de ses enfants (2) ;

[3] que cela ne se fasse pas durant la maladie mortelle de l’un ou de l’autre ;

[4] et que le père ne soit pas mécréant alors que le fils est musulman.

— Ni l’enfant ni ses héritiers ne peuvent exiger du père le paiement d’une dette ou d’une obligation analogue.

— L’enfant peut toutefois réclamer au père l’entretien obligatoire qui lui est dû.

— Celui dont la maladie :

[1] ne fait pas craindre la mort est, dans ses actes de disposition, assimilé à une personne en bonne santé ;

[2] ou fait craindre la mort, comme dans le cas d’une affection cérébrale accompagnée de délire (3), d’une diarrhée incessante, ou de toute affection au sujet de laquelle l’avis de deux médecins

(1) La formulation d’Al-Kashshaf est la suivante : « Quant à la révocation avant que le don ne devienne juridiquement contraignant, elle est permise sans restriction. » Or, parmi les juristes de l’école, nous n’en avons trouvé aucun, hormis l’auteur, qui l’ait qualifiée de déconseillée. (2) Le mot « autre » est omis dans (A). (3) Il est dit dans Al-Muttali‘ (p. 353) : « Le terme birsam, dont le b porte la voyelle i, est un mot arabisé désignant une maladie connue. Une personne qui en est atteinte est dite mubarsam. Iyad affirme : “C’est une maladie connue, caractérisée par un gonflement du cerveau qui altère la raison et provoque le délire.” On la nomme également shirsam, avec la lettre shin pointée à l’initiale et la lettre sin non pointée après le r. »
- وَإِنْ مَاتَ قَبْلَهُ: ثَبَتَ تَفْضِيلُهُ. - وَيَحْرُمُ عَلَى وَاهِبٍ أَنْ يَرْجِعَ فِي هِبَتِهِ بَعْدَ قَبْضٍ، وَكُرِهَ قَبْلَهُ (١). - إِلَّا الأَبَ. - وَلَهُ أَنْ يَتَمَلَّكَ بِقَبْضٍ، مَعَ قَوْلٍ أَوْ نِيَّةٍ، مِنْ مَالِ وَلَدِهِ - غَيْرِ سُرِّيَّةٍ - مَا شَاءَ: [١] مَا لَمْ يَضُرَّهُ. [٢] أَوْ لِيُعْطِيَهُ لِوَلَدٍ آخَرَ (٢). [٣] أَوْ يَكُنْ بِمَرَضِ مَوْتِ أَحَدِهِمَا. [٤] أَوْ يَكُنْ كَافِراً وَالابْنُ مُسْلِماً. - وَلَيْسَ لِوَلَدٍ وَلَا لِوَرَثَتِهِ مُطَالَبَةُ أَبِيهِ بِدَيْنٍ وَنَحْوِهِ. - بَلْ بِنَفَقَةٍ وَاجِبَةٍ. - وَمَنْ مَرَضُهُ: [١] غَيْرُ مَخُوفٍ: تَصَرُّفُهُ كَصَحِيحٍ. [٢] أَوْ مَخُوفٌ؛ كَبِرْسَامٍ (٣)، وَإِسْهَالٍ مُتَدَارِكٍ، وَمَا قَالَ طَبِيبَانِ
(١) وعبارة الكشاف: (وأما الرجوع قبل لزومها: فجائز مطلقًا)، ولم نجد من عبر بالكراهة من الأصحاب سوى المصنف. (٢) قوله: (آخر) سقطت من (أ). (٣) قال في المطلع (ص ٣٥٣): (البِرْسَام: بكسر الباء، معرَّب: علة معروفة، وقد برسم الرجل، فهو مبرسم، وقال عياض: هو مرض معروف، وورم في الدماغ يتغير منه عقل الإنسان ويهذي، وقيل فيه: شِرْسام، بشين معجمة وبعد الراء سين مهملة).

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