CHAPITRE
— La constitution d’un waqf (fondation pieuse) est recommandée.
— Elle est valide :
[1] par une déclaration ;
[2] par un acte qui, selon l’usage, manifeste cette intention, tel celui qui aménage son terrain en mosquée ou en cimetière et autorise les gens à y accomplir la prière et à y enterrer les morts.
— Ses formules explicites sont : « J’en fais un waqf », « je l’immobilise » et « je l’affecte à une œuvre pieuse ».
— Ses formules allusives sont : « J’en fais une aumône », « je le rends inaliénable » et « je le rends perpétuel ».
— Ses conditions sont au nombre de cinq :
[1] qu’il porte sur un bien matériel clairement déterminé, dont la vente est valide — sauf s’il s’agit d’un exemplaire du Coran — et dont on peut tirer profit (1) tout en préservant sa substance ;
[2] qu’il soit affecté à une œuvre de bien.
— Un musulman peut valablement le constituer au profit d’un non-musulman bénéficiant du pacte de protection, et inversement.
[3] qu’en dehors du cas d’une mosquée ou d’un lieu analogue, il soit constitué au profit d’un bénéficiaire déterminé ayant la capacité de posséder.